Le billet sciences du week-end, France info

Le billet sciences du week-end. Des vélos pour tous les goûts

Pendant tout l’été, dans "Le billet sciences du week-end", Gérard Feldzer nous parle des nouvelles technologies qui nous permettront de mieux vivre dans un monde durable. Aujourd'hui, il est question des vélos à usages multiples, pour le travail, les livraisons et les loisirs.

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Les confinements liés à la pandémie de coronavirus ont favorisé une explosion et une utilisation inédite du vélo et de ses usages. (Illustration)
Les confinements liés à la pandémie de coronavirus ont favorisé une explosion et une utilisation inédite du vélo et de ses usages. (Illustration) (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

Le vélo, dans sa forme traditionnelle, s’impose dans les grandes villes, mais ne permet pas le transport de charges lourdes, ni des personnes à mobilité réduite. On peut, bien sûr, adapter le vélo ou y ajouter une remorque. C’est le concept du triporteur ou du vélo-cargo. C’est ce que proposent des sociétés comme Addbike.

Le premier produit que nous avons développé est un accessoire qui permet de gagner en modularité. Il vient s’ajouter sur un vélo existant et nous proposons aussi un vélo complet, adapté pour transporter deux enfants.

Renaud Colin, PDG de Addbike

Ces fabricants proposent de vraies alternatives à la voiture. Cependant, pour qu’elles se développent, il faut réorganiser la ville, en laissant plus de place à la mobilité douce dans des cités où le trafic routier est encore à l’origine de 50% de la pollution de l’air.

Le Danemark est un champion en la matière, avec 20% de déplacements en vélo, et les Pays-Bas sont les seuls à compter plus de vélos que d'habitants. Un exemple pour la France, qui peine à dépasser les 3%, quoiqu’on observe une forte progression. Renaud Colin considère le vélo Addbike comme l’alternative idéale à la voiture. 

"Le vélo, c’est un moyen de se déplacer en ville, plus rapide, plus écologique, moins bruyant, moins responsable de décès et d’accidents, et particulièrement adapté pour la ville. Le système proposé est très compact et permet d’entrer dans un local vélo, de se faufiler dans la circulation, de se garer dehors sans problème. C’est vraiment un produit urbain", précise Renaud Colin.  

Faciliter la pratique du vélo pourra réduire la pollution de l’air responsable, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de 600 000 décès prématurés chaque année en Europe. Le vélo se décline pour tous les goûts et tous les usages, du haut de gamme aux “vieux clous” recyclés, qui sont devenus un must. L’assistance  électrique, notamment au travers de batteries, offre jusqu’ à 100 kilomètres d’autonomie. Le record est proposé par un modèle ukrainien, avec 400 km d’autonomie sur une seule charge.

On trouve même aujourd'hui des vélos à hydrogène, ou avec récupération d’énergie au freinage ou en descente. L’ADEME, l'agence de la transition écologique, encourage ce type de transport doux. Arnaud Leroy, son président, fait confiance à ces initiatives.

Repenser l’espace en ville pour mieux s’y intégrer dans une volonté inclusive et écologique, voilà la promesse de la startup Addbike, que nous accompagnons à l’ADEME. Il est important que chaque acteur contribue à réduire la pollution en ville, sujet primordial de santé et d’environnement.

Arnaud Leroy, président de l'ADEME

Pour en savoir plus 

World Health Organization

Les Lumières de la ville

Polémia : le vélo dans la ville, une idéologie excluante

Vélos électriques, nouvelles technologies   

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Les confinements liés à la pandémie de coronavirus ont favorisé une explosion et une utilisation inédite du vélo et de ses usages. (Illustration)
Les confinements liés à la pandémie de coronavirus ont favorisé une explosion et une utilisation inédite du vélo et de ses usages. (Illustration) (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)