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Gérard Larcher : "Le FN, je le combats, je ne l’ignore pas"

Invité de France Info ce jeudi, le président UMP du Sénat a critiqué le comportement de son homologue à l’Assemblée nationale, qui a boycotté les prix du Trombinoscope, l’un étant remis à un élu FN.

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Invité de France Info ce jeudi, le président UMP du Sénat a critiqué l'attitude de son homologue PS à l’Assemblée nationale, après les remous autour d’un prix remis à Steeve Briois, le maire Front national d’Hénin-Beaumont.

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Claude Bartolone a boycotté mardi la cérémonie du Trombinoscope qui avait lieu dans les locaux de l’Assemblée. Gérard Larcher a ainsi résumé sa position vis-à-vis du FN :

"Moi, je le combats, je ne l’ignore pas."

"Kobané est un symbole"

Interrogé sur la ville de Kobané, reprise à Daech par les combattants kurdes, le président du Sénat a estimé que cette vioctoire allait peser.

"C’est la première défaite réelle de Daech. Kobané, c’est un peu un symbole. On est aux portes de la Turquie, aux portes d’un pays de l’Otan. On est dans un pays qui a la moitié de sa population déplacée, réfugiée et qui a connu des centaines de milliers de morts. Et il faut une solution, elle ne peut être à terme que politique. Une solution sur l’avenir de la Syrie et le soutien à un gouvernement inclusif."

Après avoir rappelé que le Sénat a voté à l’unanimité pour la poursuite de l’engagement  de la France dans la coalition, Gérard Larcher a dit souhaiter "avec les pays proches, l’Iran, la Russie, la Turquie, de vraies discussions, avec aussi  l’Arabie Saoudite et bien sur les Etats-Unis et l’Union européenne ".

"Aller plus loin" dans les réformes

Le président UMP du Sénat a commenté l'actualité économique marquée par la loi Macron en discussion. "Des éléments vont dans le bon sens. Elle est abordée au Sénat de façon pragmatique et non pas idéologique " a-t-il déclaré, mais en souhaitant "aller plus loin ".

"La vraie réponse pour la croissance, c’est la confiance dans les entreprises, leur compétitivité. C’est une aussi une certaine réforme des règles du travail. Si on ne prend pas de décision, la situation de l’Unedic va devenir à la fin de 2015, une situation catastrophique. Je crois qu’il faut le courage de faire des réformes."

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