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Christine Lagarde victime de pressions ?

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Christine Lagarde, actuelle patronne du FMI et ancienne ministre de l'Economie, est entendue jeudi et vendredi par la Cour de justice de la République dans l'affaire de l'arbitrage Tapie. Elle pourrait être mise en examen. Certains s'interrogent sur les pressions qu'aurait pu subir Christine Lagarde. Le ministre de l'Economie cherche lui à savoir si les intérêts de l'Etat et donc du contribuable ont été lésés.
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Radio France
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Christine Lagarde risque d'être mise en examen pour "complicité
de faux et détournement de fonds publics".
Elle doit justifier sa décision
de recourir à un arbitrage privé quand elle était à Bercy en 2007, pour régler
le contentieux du Crédit Lyonnais avec Bernard Tapie sur la vente d'Adidas. Un arbitrage qui a
permis à l'homme d'affaires d'empocher 400 millions d'euros.

Bernard Tapie a laissé entendre, sur Europe 1, jeudi matin, que le Crédit
Lyonnais est victime d'une manoeuvre du camp socialiste : "L'origine
c'est Mr Cahuzac qui transmet un dossier à Migaud, qui transmet à Mr Nadal. C'est
trois personnages socialistes qui conduisent ce dossier. A l'époque, il s'agit
de démontrer que Mr Sarkozy est un voyou juste avant l'élection présidentielle.
"

Des pressions venues de très haut ?

Bernard Tapie serein après l'annonce mercredi de Pierre Moscovici
de déposer un recours en nullité sur cet arbitrage. Le ministre de l'Economie cherche
à savoir si les intérêts de l'Etat et donc du contribuable ont été lésés, le président
du groupe socialiste à l'Assemblée se pose la même question.

Bruno Le Roux, le patron des députés PS, pense lui qu'il y a eu des pressions venues de très haut : "A l'évidence, je
pense qu'il y a eu des pressions. Il s'agit maintenant de savoir de quelles
natures étaient ces pressions. Il peut y avoir des pressions pour préserver l'Etat,
pour essayer de rendre service, pour favoriser quelqu'un. Je pense que c'est à
la justice de savoir et ce qui va être intéressant c'est de regarder la façon
dont des pressions ont pu être exercées pour que cette décision soit rendue.
"

La gestion des profs épinglée

La Cour des comptes épingle la gestion des profs dans un
rapport publié mercredi. Elle estime qu'il faut mieux gérer la carrière
des enseignants et leur affectation plutôt que d'affecter des moyens
supplémentaires à l'école.

C'est aussi ce que dit jeudi matin l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre
Raffarin, invité de France Inter :
"Au fond, c'est la confirmation
de ce que nous disons depuis un certain temps, c'est que l'Education nationale
est assez malade. Elle n'est pas malade d'un manque de moyen, mais de son
organisation.
"

L'Education malade de son organisation ? Pas du tout, a répondu Vincent Peillon jeudi sur France Info. Le ministre de l'Education nationale assume ses
réformes et se dit même très content de ce rapport de la Cour des comptes : "Je me réjouis du rapport de la Cour des comptes. Ils ont cent fois raison.
Lorsque nous mettons 60.000 emplois, c'est d'abord pour former les professeurs.
L'essentiel c'est cette richesse humaine des professeurs.
"

Le travail dominical

On termine par la fin de non recevoir de Michel Sapin aux députés socialistes
qui réclament l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche en Ile-de-France.
Le ministre du travail était jeudi matin sur RTL : "Je ne souhaite pas
que l'on grignote par petits morceaux ce repos dominical qui est un élément
important de la vie des travailleurs en France.
"

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