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L'imbroglio Léonarda s'embrouille...

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Le nouveau rebondissement de  l'affaire Léonarda rajoute à la complexité politique du dossier.Le père assure avoir menti, ses enfants et sa femme seraient nés en Italie et n'auraient rien à voir avec le Kosovo. Voilà de quoi déplacer le débat politique.
Article rédigé par
Radio France
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En attendant
les résultats de l'enquête administrative sur les conditions de cette
expulsion, la polémique portait sur l'éventuel retour de Léonarda, promis par Jean-Marc
Ayrault, si une faute était établie. Si la loi n'avait pas été respectée. Mais les
opposants au Premier ministre ne l'entendent pas ainsi, qui contestent déjà cet
éventuel retour.

Un retour
immédiat constituerait " un désaveu formidable de l'action publique ",
estime le centriste François Bayrou, juste avant cet aveu du père de Léonarda. " Un
très mauvais signal " convenait le sénateur socialiste Luc Carvounas,
proche de Manuel Valls.

Mais le retour de Léonarda pourrait bien avoir
lieu, mais pour d'autres raisons.

Effectivement,
si ce que dit le père de Léonarda est avéré. Si la
collégienne est italienne, elle n'a aucune raison d'être expulsée. Nous n'en
sommes pas là. Nous sommes au
cœur d'une mobilisation politique qui a démarré au quart de tour sur cette
affaire. Cette mobilisation
qui dépasse maintenant les partis. Les lycéens
parisiens, qui réagissent à l'expulsion d'un jeune arménien, Katchik, manifestent
leur refus des reconduites à la frontière en général. Ils sont parvenus à pas
mal perturber la circulation à Paris aujourd'hui. Demain, ils
appellent à un rassemblement à la Bastille. Rassemblement
pour lequel Jean-Luc Mélenchon répond présent.

La mouvement dépasse donc l'affaire Léonarda...

Totalement. Il devrait même
la dépasser de plus en plus, puisqu'il semble que cette affaire apparaisse plus
complexe qu'elle le semblait au départ. La question
devrait plutôt se porter sur la question des expulsions des scolaires. Certains
socialistes plaident pour une trêve des expulsions des mineurs pendant l'année scolaire. Il serait
aussi question de réduire la durée de l'examen des dossiers de demandes d'asile. Objectif qui
peut faire l'unanimité. Ce sont les moyens d'y arriver qui peuvent soulever des
divergences. En tout cas,
le gouvernement a tout intérêt à sortir de ce cas particulier, pour affirmer
une politique et des moyens conformes à ses objectifs de fermeté conjuguée à l'humanité.

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