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Jean-François Copé invité de "Questions d'info"

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Jean-François Copé était l'invité de l'émission "Questions d'info", sur la chaîne parlementaire avec l'AFP et France Info ce mercredi. Le secrétaire général de l'UMP entame son duel face à François Fillon pour la présidence du parti.
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Radio France
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Et une première nouvelle, hier, Jean-François
Copé annonçait 30 000 parrainages, François Fillon 45 000. Aujourd'hui,
Jean-François Copé pense dépasser les 40 000 signatures. Preuve que les
sondages se trompent, assure le challenger, le rapport de force est équilibré. Mais
la présidence de l'UMP ne se jouera pas sur cette querelle de parrainages,
Jean-François Copé le sait, et l'actuel secrétaire général de l'UMP s'efforce
de peaufiner son profil d'opposant résolu mais responsable. Ainsi sur l'affaire
des dernières caricatures de Mahomet, Jean-François Copé approuve le Premier
ministre Jean-Marc Ayrault.

" La liberté d'expression est
évidemment une liberté essentielle, non négociable, dont la caricature fait
partie. Bien sûr. Mais enfin, il y a un contexte. Ce contexte, chacun le
connaît, c'est celui de très grosses tensions, en particulier dans certains
pays du proche et du Moyen-Orient, et je crois que dans ce contexte, il faut
tout de même faire attention à éviter ce qui pourrait être considéré comme des
provocations et donner lieu à des violences qui toucheraient directement les
intérêts français, ou surtout des personnes, des ressortissants français qui
résident dans ces pays. Donc je pense que c'est un moment où on doit en appeler
à la responsabilité. Ce n'est pas un problème de consensus gauche, droite.
C'est un problème de bon sens. "

Car le consensus, pour le consensus, ce n'est
pas la tasse de thé de Jean-François Copé. Sur la manifestation non autorisée
devant l'ambassade américaine samedi, il s'interroge lourdement sur l'action du
ministère de l'intérieur.

" L'objet
de cette manifestation n'était pas la cueillette des olives en Basse-Provence
mais une manifestation avec des dérives dans les propos et dans les actes
extrêmement graves, des insultes et des injures dont le ministre de l'Intérieur
lui-même a reconnu que c'était inacceptable. Je demande juste que face à cette
manifestation qui s'est tenue, dans des conditions qui n'ont pas été dans un
premier temps ni anticipées, ni contrôlées, que pour l'avenir on tire les
enseignements des raisons qui ont conduit à cette manifestation. "
 

Ce qui n'empêche  pas Jean-François Copé de
juger que par les paroles, Manuel Valls est de droite. Par les paroles
seulement, car sur les actes, c'est la " laxiste "
ministre de la Justice Christine Taubira qui mène la danse selon lui.

Mais Jean-François Copé ne peut pas réduire son programme à la
critique des socialistes ?


Non, il a trouvé un argument face à François Fillon,
la révolution civique.

" c'est ça que je souhaite
faire, pour notre parti si les militants me font confiance, une véritable
révolution civique. Inviter chacun de ceux qui habitent en France, qu'il soit
français ou qu'il soit étranger, soit de la communauté européenne, soit non
ressortissant de la communauté européenne, à s'engager dans une révolution
civique que je voudrais avec l'UMP proposer à l'ensemble des gens qui habitent
dans notre pays, et qui consiste à des actes de solidarité qui viendront
remplacer ce que les socialistes ne font plus parce que les socialistes au
pouvoir sont en train d'abandonner les Français. "

Et cette révolution civique concernerait le
soutien scolaire, l'emploi ou l'aide aux victimes. C'est le projet que va
développer Jean-François Copé dans les prochaines semaines.

Jean-François Copé invité de "questions d'info", avec
France Info, le monde et l'AFP à 19h30 sur la chaîne parlementaire.

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