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La presse peut-elle se permettre un 1er mai sans papier ?

Dans un contexte de crise de la presse, est-il bien raisonnable pour les quotidiens de conserver cette tradition de non parution le 1er mai ?

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Le 1er mai, c'est la fête du travail et aussi pour les journalistes. Dans les faits, c'est plutôt le 30 avril que les entreprises de presse tournent au ralenti. Mais le résultat, c'est le lendemain qu'on le voit. Ou plutôt qu'on ne le voit pas.

Un choix économiquement viable car il est prévu. Les équipes sont donc réduites et les frais engagés sont minimisés.Un choix bienvenu au plan stratégique également puisqu'il est très compliqué de trouver un vendeur de journaux ouvert le 1er mai. De plus en plus d'ailleurs les grands titres, qu'ils soient régionaux ou nationaux, font aussi relâche le 25 décembre et le 1er janvier.

La version numérique en remplacement ?

L'absence dans les kiosques et les maisons de la presse peut-être palliée par la version numérique. Pour autant, on se rend compte que les habitudes de lecture sont plus fortes que les marques. Les lecteurs auront plus souvent le réflexe de se rabattre sur un magazine si leur quotidien est absent plutôt que d'aller télécharger sa version numérique.

Ce qui est plus difficile pour la presse, ce sont les absences de distribution non prévues. Cela a été le cas 23 fois ces 4 derniers mois à cause des mouvements sociaux au sein de Presstalis, l'entreprise de distribution de la plupart des quotidiens.Selon Erwann Gaucher, le manque à gagner immédiat est de l'ordre de 250 000 euros.

 

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