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En un mot : La police, sous la protection de Macron

En un mot, c'est le mot de l'actu du jour. Celui qui n'échappe à personne. En tout cas, pas à Nathalie Bourrus.

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Emmanuel Macron le 18 octobre devant des policiers et gendarmes à l\'Elysée.
Emmanuel Macron le 18 octobre devant des policiers et gendarmes à l'Elysée. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)

Emmanuel Macron a prononcé un long discours depuis l’Elysée, mercredi 18 octobre. On attendait un discours sur la protection des citoyens, avec notamment la fameuse police de sécurité du quotidien, la PSQ.On a eu droit à un discours de politique sécuritaire, et à un plaidoyer pro-policiers.

Le mot du jour est donc : police. Qui vient du latin "politia"… qui donnera un mix entre les mots "cité" et "régime politique" qui signifie, au final, protection.

Juste avant le discours du chef de l'Etat, les pronos allaient bon train. On ne parlait que d’une chose : la fameuse police de sécurité du quotidien, la PSQ. Sorte de successeur de la police de proximité, crée en 1982, et assez décriée. Nicolas Sarkozy la conspuait. On s’en souvient, il avait alors lancé : "On n’est pas là pour jouer au rugby, avec les gens des quartiers !" Même si beaucoup, alors, estimaient, qu’il valait mieux cela, que de courir entre les balles (pas en caoutchouc celles-ci).

La sécurité et l'ordre

Le débat sur cette police est donc relancé : elle est de gauche ! Non ! Elle est de droite ET de gauche ! Cris et batailles. Résumés, par un expert : cette police est bonne pour la vie … mais aussi pour le renseignement. Emmanuel Macron a dû l’entendre cet homme. Nous avons donc eu droit à un discours sur la sécurité et l’ordre. "Nous devons tous nous y mettre", a clamé Emmanuel Macron.

La loi sur le terrorisme, qu’il trouve super géniale (non, ce ne sont pas ses mots, pas tous les jours quand même) sera appliquée direct, sans attendre. Au programme : tout le monde va devoir travailler, avec tout le monde. Tout le monde devra partager ses informations. Chacun sera une mini DGSI à lui tout seul. Chaque policier, chaque gendarme, doit devenir un capteur de renseignement. Le policier était le héros de Nicolas Sarkozy. Il est le superman d’Emmanuel Macron.

Protéger les policiers, au quotidien

Il est 15h58. Le président parle depuis près de trois quarts d’heure. Ah, enfin ... place à nous, les citoyens… "Parlons du  secours à la population", lance Emmanuel Macron. Ah non pardon, place de nouveau à nos héros, les policiers… Des policiers, qui risquent leur vie tous les jours et qui auront droit à un suivi personnel, pour les aider.

16h11 : la police de sécurité du quotidien. Ah enfin : notre PSQ. Le but : nous aider à nous sentir protégés, comme le prévoit d’ailleurs le sens du mot "police". Ah non, finalement, on en revient aux policiers. Emmanuel Macron, à travers cette police, veut, dit-il, "redonner au gardien de la paix toutes ses lettres de noblesse". En un mot : Emmanuel Macron, est le nouveau super-protecteur, de nos supermen super-policiers.  

Emmanuel Macron le 18 octobre devant des policiers et gendarmes à l\'Elysée.
Emmanuel Macron le 18 octobre devant des policiers et gendarmes à l'Elysée. (PHILIPPE WOJAZER / AFP)