Au Canada, une fête d'influenceurs dans un avion suscite la polémique

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Le Premier ministre canadien a fustigé les "Ostrogoths" qui ont fait la fête sans masque à bord d'un avion pour le Nouvel An, alors que tous les Canadiens étaient confinés chez eux.

Article rédigé par
Hélène Jouan - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Un Boeing 737s de la compagnie canadienne Sunwing à Waterloo (Ontario), le 24 mars 2020. (GEOFF ROBINS / AFP)

Alors que les Canadiens étaient confinés chez eux pour le Nouvel An, avec interdiction de réveillonner à plusieurs dans l'espoir d'endiguer la vague de Covid-19 liée au variant Omicron, des influenceurs faisaient la fête dans un avion à destination du Mexique. Les images, diffusées sur les réseaux sociaux, montrent une centaine de jeunes influenceurs et starlettes d'émissions de téléréalité faisant la fête dans un avion les emmenant à Cancun. Ils dansent, boivent, fument, le tout sans masque évidemment. Le personnel, réfugié à l'arrière de l'appareil, vit un calvaire. 

La diffusion de ces images a suscité colère et agacement, jusqu'au Premier ministre qui s'est montré très agacé. "Quand une gang de sans-desseins [une bande d'idiots] décide de partir comme des Ostrogoths en vacances, c'est extrêmement frustrant et démoralisant, a dénoncé Justin Trudeau. Je peux vous dire que Transport Canada et le gouvernement du Canada prennent ça très au sérieux. On va faire des suivis pour savoir commen ça s'est passé."

Le gouvernement serre la vis contre les non-vaccinés

Depuis, les fêtards ont eu un peu de mal à rentrer au Canada. Surtout, les autorités ont décidé d’accentuer la pression sur les non-vaccinés. Ainsi, dès le 18 janvier, il sera impossible d’acheter de l’alcool ou du cannabis, en vente libre au Québec, sans montrer patte blanche, c'est-à-dire son passeport vaccinal. 

La mesure pourrait être étendue à d’autres commerces non essentiels, comme les coiffeurs. "Je comprends qu'on puisse être tentés de dire que ce serait plaisant de les 'emmerder' mais je pense que le premier objectif est de limiter les contacts et le deuxième de les protéger contre eux-mêmes", justifie Christian Dubé, ministre québécois de la Santé.

Il s’agit pour lui de faire preuve de responsabilité. "On va s'assurer qu'ils comprennent très bien que, s'ils ne veulent pas se faire vacciner, ils restent chez eux." Le gouvernement fédéral canadien va encore plus loin : il a choisi de priver d’allocations chômage ceux qui se retrouveraient sans emploi par refus de se faire vacciner.

Avec plus de 36 000 nouveaux cas quotidiens en moyenne au Canada ces derniers jours, la tolérance vis-à-vis des non-vaccinés frôle, ici aussi, le zéro.

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