Dans la peau de l'info. Ce qu'il faut savoir des avis Google, devenus indispensables pour certains clients

Tous les matins, Marie Dupin se glisse dans la peau d'une personnalité, d'un événement, d'un lieu ou d'un fait au cœur de l'actualité.
Article rédigé par France Info, Marie Dupin
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Illustration Google. (DENIS CHARLET / AFP)

Laissez un avis... et ça ne sera sans doute pas sans conséquences. Plusieurs études et sondages, récemment, montrent que les trois quarts des Français consultent désormais les avis clients avant de prendre une "décision d'achat". Et même parfois une décision tout court. Plus question de se laisser surprendre, de laisser sa chance au hasard ou au bouche-à-oreille.

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Ces fameux "avis Google" ont donc pris le contrôle du cortex frontal, le siège de la pensée supérieure. Ainsi, pour 80% des Français, plus question par exemple de mettre les pieds dans un bar, un restaurant ou un hôtel noté moins de 3,5 sur 5. Pas étonnant donc que certaines chaînes de restaurants proposent désormais à leurs clients de laisser un commentaire avant la fin du repas en échange... d'un digestif.

Sauf que certains commencent à l’avoir mauvaise. Car si l'avis Google a permis aux consommateurs de regagner un peu de pouvoir, d’inverser la vapeur, il est en train d’envahir toutes les sphères de la vie, du médecin au prof, en passant par l'aspirateur, et même, désormais, les paysages.

Mais la colère gronde. Récemment les directeurs d’école, collèges et lycées s’inquiétaient dans un communiqué des avis qui se développent sur les établissements scolaires. Des établissements qui n’auraient pas selon eux leur place sur Google, l’Éducation nationale n’étant pas un produit. Inquiétants aussi ces témoignages récents dans le journal Libération de salariés du groupe Printemps à Paris, qui affirment que des primes sont désormais conditionnées aux avis laissés par les clients sur Internet.

Autant de dérives que les récentes initiatives de la répression des fraudes pour lutter contre les "faux avis" ne permettront pas d’enrayer, et qui mériteraient sans doute le début d’une réflexion politique. Enfin, ce n’est qu'un avis...

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