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Les voeux du Président : déjà l'overdose

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Un lundi très politique: Hollande sur France Inter, petit déjeuner chez Valls, premier conseil des ministres de 2015, et voeux du chef de l'État à son gouvernement. De 9h à 13h, la presse a patienté pour entendre une litanie de mots. La dinde tout juste digérée, on a frisé l'overdose.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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 (Premier Conseil des ministres le 5 janvier 2015 © Maxppp)

Tout a demarré place Beauvau, dans un froid glacial, pas le même que sur les pistes de ski dont certains revenaient.

Le Premier ministre prenait un petit déjeuner avec son équipe. On imagine que tous avait écouté François hollande ce matin, sur France Inter. Deux heures d'une longue interview, menée par des journalistes qui ne l'ont pas lâché.

Au final: pas d'annonce. Mais un désir de se montrer offensif. Des mots guerriers. Hollande va mener, dit il, "Un combat pour retrouver la croissance ".

Nous, on se tape les mains, à la sortie du petit déjeuner de Manuel Valls.

L'équipe sort enfin. Mais...pas un mot. Le silence, à pied, durant ces quelques mêtres qui séparent le ministère de l'Intérieur du "château" est interminable. On leur court après, suppliant un mot, un seul. Rien. A part trois petites choses lâchées par Marylise Lebranchu.

Il faudra ensuite attendre longtemps.

Le chef de l'État a entamé son marathon des voeux, en commençant par son gouvernement

On veut savoir ce qu'il leur a dit.

Stéphane Le Foll apparait, tel un mirage. Un micro est installé en extérieur, il fait zero degré. Le porte parole va alors nous livrer, un bien joli collier de perles. Long comme un jour sans pain.

La palme revient au mot "déclinisme ", prononcé plusieurs fois.

"combat" a également le vent en poupe. Il y a aussi "équipe" , "solidarité ", "reponsabilité ", "énergie ".

Il tente d'emporter l'adhésion de la presse, qui a envie de boire un café brûlant et repartir en vacances.

THE mot de ce premier lundi de l'année restera celui de françois Hollande sur France Inter: "J'assume ". Il assume la responsabilté des chiffres du chômage. Ça, c'est pas du blabla.

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