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Petits boulots gratuits entre amis

Ce sont ces petits services que l’on rend à sa famille ou à ses amis. Du travail gratuit qui représenterait en moyenne 15 heures par an. Soit sept milliards d’euros en tout.

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Des amis aident un proche à déménager (illustration).
Des amis aident un proche à déménager (illustration). (LOIC VENANCE / AFP)

Le phénomène est très courant. Plus de neuf Français sur dix, 93% exactement, admettent avoir déjà travaillé gratuitement pour des proches. Selon cette étude menée par ResumeLab auprès de 800 personnes, il s’agit en premier lieu de cuisine, de garde d’enfants, d’aide gratuite aux devoirs, de transports et d’aide au déménagement. Mais parmi les réponses on trouve aussi des conseils juridiques, de la coiffure, des soins esthétiques, des conseils d’investissement, de la comptabilité et des réparations diverses, d’automobile ou d’ordinateur.

Un coût non négligeable

En moyenne, les répondants ont affirmé que ces coups de main informels représentaient 15 heures de travail chaque année. Si l’on se base sur le salaire moyen en France, c’est donc 260 euros par personne et par an, soit au total en effet sept milliards d’euros qui ne sont pas facturés. Et qu’est-ce qu’on obtient en échange de ces petits travaux ? Un simple merci, dans la plupart des cas. 77 % des aidants ont reçu de simples remerciements verbaux. Mais ils sont quand même 40% à avoir reçu un cadeau et 24% à s’être vu proposer un service gratuit en échange. Le total fait plus de 100% car certains ont à la fois eu un cadeau et un remerciement oral.

Mais on n’est pas à la recherche d’une gratification. 75% sont motivés par le simple désir d’aider, même si 38% donnent un coup de main par peur d’être mal perçu de la part de la personne qui demande de l’aide. On est également très souvent embarrassé à l’idée de réclamer à un proche de payer, et on renonce à exiger quoi que ce soit.

Des limites au bénévolat, selon plusieurs critères

Pourtant, une proportion significative estime que le travail pour les proches devrait être rémunéré. En fait, plus des trois-quarts de ces bénévoles estiment qu’ils devraient être payés pour ce qu’ils font. Même s’il existe des différences notables selon l’âge, le sexe et la situation professionnelle. Ainsi, les plus de 40 ans sont plus disposés à travailler gratuitement que les jeunes, les hommes sont plus nombreux que les femmes à refuser un service gratuit. Enfin, les chefs d’entreprise sont les moins enclins à travail gratuitement.

Et puis tout dépend du lien de parenté. Comme on peut s’y attendre, plus la relation est étroite, plus nous sommes disposés à travailler gratuitement. Mais pour des amis, 92% pensent qu’ils devraient être payés pour le travail fourni.

"Les résultats présentés ont été obtenus en sondant 803 personnes à l'aide d'un outil de sondage en ligne sur mesure. Tous les répondants inclus dans l'étude ont réussi une question de vérification de l'attention, afin de nous assurer que personne n’a rempli le questionnaire au hasard. Les données présentées reposent sur les autodéclarations des répondants. Certaines questions et réponses ont été reformulées ou condensées pour plus de clarté et pour faciliter la compréhension pour les lecteurs. Dans certains cas, les pourcentages présentés peuvent ne pas totaliser 100 % ; selon le cas, cela est soit dû à l'arrondissement, soit au fait que les réponses 'ne sait pas / neutre' ne sont présentées."

Des amis aident un proche à déménager (illustration).
Des amis aident un proche à déménager (illustration). (LOIC VENANCE / AFP)