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Rhinite et conjonctivite allergique

Éternuer, se moucher, avoir la gorge qui gratte et les yeux qui piquent sans cesse. Un quart des Français souffrent de la plus courante des allergies, la rhinite allergique.
Article rédigé par franceinfo - Martin Ducret
Radio France
Publié
Temps de lecture : 3 min
Le printemps et le retour des pollens, sont l'une des causes qui provoquent rhinite et conjonctivite allergique. Il y a aussi les acariens, et les poils de chat...(Illustration) (ARTPARTNER-IMAGES / THE IMAGE BANK RF / GETTY IMAGES)

Martin Ducret, médecin et journaliste au Quotidien du Médecin revient aujourd'hui sur une allergie saisonnière, la rhinite allergique. Les yeux qui pleurent, qui piquent, le nez qui coule, les éternuements, 25% de français souffrent de la plus courante des allergies, communément appelé le rhume des foins.

franceinfo : Comment se manifeste cette maladie ?

Martin Ducret : Elle se caractérise d’une part par une inflammation du nez, c’est la rhinite. Le nez gratte, coule, se bouche et provoque des éternuements en salves. D’autre part, cette rhinite peut s’accompagner d’une conjonctivite. C’est l’inflammation de la couche superficielle de l'œil. Les yeux deviennent rouges, démangent et pleurent tout seuls.

Quelles sont les causes de ces allergies ?

Rhinite et conjonctivite allergique sont déclenchées par 3 principaux allergènes, présents dans l’air : les poils de chat, les acariens, que l'on retrouve dans la poussière de maison, et bien sûr les pollens, qui sont responsables du pic d’allergie qui survient généralement au printemps. Mais cette année, avec le réchauffement climatique, les plantes ont bourgeonné en avance. Conséquence : les allergies ont pointé le bout de leur nez beaucoup plus tôt que d’habitude.

Comment peut-on savoir quel est l’allergène en cause ?

Il faut consulter un spécialiste des allergies, un médecin allergologue. Il réalise au préalable un interrogatoire détaillé, puis des tests cutanés, appelés des pricks-tests, Le médecin instille plusieurs gouttes de différents extraits d’allergènes, en piquant l’épiderme de l’avant-bras (une goutte = un potentiel allergène).

Quand une goutte est responsable d’une réaction locale cutanée, l’allergène contenu dans celle-ci, est désigné coupable. Et lorsque ces tests cutanés ne peuvent pas être réalisés, une prise de sang peut identifier le ou les allergènes en cause.

Quelles sont les solutions ?

Quand c’est possible, l’éviction de l’allergène est primordiale. Dépoussiérer, passer l’aspirateur, aérer quotidiennement font partie des gestes efficaces pour se débarrasser des acariens. Pour les pollens, il faut s’y exposer le moins possible: par exemple éviter les promenades en période pollinique, particulièrement les jours ventés et ensoleillés.

Concernant les médicaments, les antihistaminiques en comprimés soulagent un bon nombre de patients. Ils sont à prendre soit à la demande, quand les symptômes sont intermittents, soit de façon continue, quand la rhinite est persistante. Il y a aussi les corticoïdes en spray nasal ou les collyres antiallergiques qui sont souvent utilisés en renfort.

Enfin, il existe la désensibilisation. L’idée est de rendre le patient tolérant vis-à-vis de l’allergène responsable. C’est une sorte de traitement vaccinal des allergies, qui repose sur l’administration régulière d’extraits allergéniques pendant minimum 3 ans.

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