BD Bande dessinée. La solitude du dessinateur de fond

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La rentrée BD passe par Angoulême où Bastien Vivès situe l'intrigue de sa nouvelle comédie romantique : "Dernier week-end de janvier".

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DESSINATEUR OU TUEUR, ON TRAVAILLE EN SOLITAIRE (BASTIEN VIVES, CASTERMAN / SERIO ET IGORT, FUTUROPOLIS)

Quoi de mieux pour commencer une nouvelle saison de bandes dessinées que d’aller faire un tour à Angoulême, capitale mondiale et incontestée du 9e art ?

Ce qui se passe à Angoulême...

Traditionnellement, c’est fin janvier que le petit monde de la bande dessinée se retrouve sur les bords de la Charente. Les trains rapides y déversent par dizaines de milliers les lecteurs chasseurs de dédicaces et les auteurs - généralement habitués à travailler en solitaires - prennent un bain de foule aussi sympathique qu’éprouvant. C’est pourquoi une rencontre inattendue y est toujours la bienvenue.

C’est le point  de départ de la nouvelle comédie romantique de Bastien Vivès, qui fut à son tour, à l’âge de 25 ans, la coqueluche du festival. Nous étions en 2009, Vivès obtenait le prix révélation pour Le goût du chlore qui avait fortement impressionné le jury. Aujourd’hui, Bastien Vivès approche la quarantaine. C’est un auteur installé et multi primé.

"La bande dessinée, c’est vraiment un entre-deux. On ne saura jamais si on est des stars ou pas, si la bande dessinée est cool ou pas, si c’est pour les enfants ou pour les adultes. Il y a une espèce de flou qui fait son charme. Et c’est pour ça qu’on l’aime bien."

Bastien Vivès

La parenthèse angoumoisine, une fois par an, c’est donc pour Vivès, comme pour tous les auteurs, un week-end froid et humide, quelques soirées à boire un peu trop et …ce qui se passe à Angoulême reste à Angoulême. Dernier Week-end de janvier, de Bastien Vivès, aux éditions Casterman, sous peu en librairie.

Silence, on tue

Dans le genre plus solitaire et taiseux qu’un dessinateur enchaîné à sa table à dessin, il y a sûrement le tueur à gages. Il n’est qu’à repenser au personnage incarné par Alain Delon dans le film de Jean-Pierre Melville, Le Samouraï. Même chapeau, même élégance un peu raide, même cigarette au coin des lèvres, Ciro a commencé tout gosse à tuer. Les italiens Serio et Igort le mettent en scène dans les premiers chapitres de leur nouveau récit noir et lumineux.

C’est qu’à Naples, lorsqu’on meurt brutalement, ça se passe souvent au soleil et en pleine chaleur. Aldo, qui débarque ensuite dans l’histoire, est plus massif. Ancien boxeur, lui aussi gagne sa vie en abrégeant celle des autres. Les deux hommes partagent une addiction pour les brunes qui font tousser. Finiront-ils par se rencontrer ? La BD a pour titre Gauloises. Signée Serio et Igort, c’est l’une des  plus graphiques de cette rentrée. Aux éditions Futuropolis.

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