"Ocean Viking" : "Il faut avoir une politique entre les pays de l'Europe de répartition des personnes réfugiées", explique David Cormand

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L'"Ocean Viking" a accosté en France à Toulon vendredi matin. Le sort de ce bateau humanitaire a suscité plusieurs jours de bras de fer entre Paris et Rome.

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Le député européen EELV David Cormand, le 12 juillet 2019.  (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

"Il faut avoir une politique entre les pays de l'Europe de répartition des personnes réfugiées", a déclaré sur franceinfo David Cormand, eurodéputé d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). L'Ocean Viking est arrivé à Toulon vendredi 11 novembre avec à son bord 230 migrants secourus en Méditerranée.

L'Italie a refusé d'accueillir le bateau et cela est dû au fait que le pays "vient d'avoir une majorité composée pour l'essentiel de partis d'extrême droite. On voit le désordre que cela provoque. Il y a une responsabilité plus large qui est une forme d'hypocrisie de la part de l'Union européenne qui n'assume pas le statut qui est le nôtre, c'est-à-dire de puissances riches qui ont les moyens de faire preuve de solidarité par rapport aux réfugiés. "

"Il y a une part d'hypocrisie parce qu'un certain nombre des désordres qui font que des personnes migrent vers l'Union européenne sont des causes profondes auxquelles nous ne sommes pas étrangers."

David Cormand, eurodéputé EELV

à franceinfo

David Cormand souhaite que l'on sorte du règlement de Dublin, qui fait "que ce sont les pays dans lesquels débarquent au début les personnes réfugiées qui sont censés les gérer". Un premier dispositif de solidarité prévoit la répartition des migrants entre les pays. Le problème des migrants "se pose à nous depuis plusieurs années et il va continuer à se poser parce que les conflits continuent. Aujourd'hui, l'Union européenne sous-traite, notamment à la Libye et à la Turquie, de bloquer les réfugiés dans des conditions qui sont une honte pour nos valeurs", explique David Cormand.

Le groupe écologiste demande que l'Europe prenne en charge les sauvetages en mer. "L'Union européenne a les moyens financiers et logistiques pour garantir la sécurité en mer", au lieu de laisser les associations le faire. "Ce ne doit plus être les passeurs qui font la loi dans la Méditerranée, ce sont les valeurs qui sont les nôtres", conclut l'eurodéputé.

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