Des paroles et des actes, France 2

Les regrets et les confidences de Nicolas Sarkozy

Lors de l'émission "Des paroles et des actes", le président candidat est d'abord revenu, mardi soir, sur le début de son mandat.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy avant le début de l\'émission \"Des paroles et des actes\", le 6 mars 2012.
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy avant le début de l'émission "Des paroles et des actes", le 6 mars 2012. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Bien sûr, le président candidat a parlé de la crise économique et de son bilan dans "Des paroles et des actes". Mais mardi 6 mars, c'est d'abord sur son style et le début de son mandat que Nicolas Sarkozy s'est exprimé. Le Fouquet's, le yacht de Bolloré, les dérapages verbaux... Ce sont ces aspects de sa présidence qu'il a dû justifier. Le candidat de l'UMP a navigué pendant vingt minutes entre mea culpa et confidences. Florilège.

• Interrogé sur son dîner au Fouquet's, il a affirmé qu'il s'agit d'un souvenir "ambivalent". Les Français venaient de lui "faire confiance au moment où sa famille explosait". "Je n'ai pas impacté le poids du symbole", a dit-il.

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• Au sujet de ses amitiés avec certaines grandes fortunes, le candidat s'est montré offensif, pointant du doigt Yannick Noah, qui a publiquement soutenu François Hollande : "Dans des meetings, il y a des chanteurs qui ont passé toute leur carrière en Suisse… et ça ne choque personne." Il a aussi attaqué le couple DSK-Sinclair : "Je ne pense pas qu'ils vivent dans une pauvreté absolue."

 "J'ai été ministre des Finances, il est normal que je connaisse des grands chefs d'entreprise", s'est-il justifié au sujet de son séjour sur le yacht de Vincent Bolloré après sa victoire.

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• Les journalistes ont aussi tenté de mettre le président en difficulté sur ses relations très familières avec les grands de ce monde. Une manie dont il choisit de rire, précisant qu'il est agréable de se retrouver entre personnes rencontrant le même type de problèmes. 

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• Nicolas Sarkozy a également fait amende honorable concernant ses dérapages verbaux, comme le "Casse-toi pauv' con". Il s'est justifié ainsi : "Il y a une différence entre la réactivité du ministre de l'Intérieur [qu'il était sous la présidence Chirac] et la fonction de président de la République."

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• Enfin, sur son côté provoc', il a assuré aimer "bousculer les conservatismes". "Je ne suis pas dans le même moule [que les autres], je n'ai pas fait l'ENA, je n'appartiens pas au même club."