Un troisième débat de confirmation

Ni affrontement, ni passe d'armes, ni coups de théâtre... le troisième débat télévisé de la primaire PS a confirmé chacun des six candidats dans son statut. Il ne devrait pas bousculer l'ordre établi lors des deux premières confrontations.

Plateau du 3e débat télévisé de la primaire PS, le 05 octobre 2011.
Plateau du 3e débat télévisé de la primaire PS, le 05 octobre 2011. (BFP)

Ni affrontement, ni passe d'armes, ni coups de théâtre... le troisième débat télévisé de la primaire PS a confirmé chacun des six candidats dans son statut. Il ne devrait pas bousculer l'ordre établi lors des deux premières confrontations.

En tête, le favori François Hollande, suivi de la challenger Aubry et l'ex-candidate Royal. Derrière, les deux quadras prometteurs, et Baylet, le sénateur du Tarn-et-Garonne.

Pendant près de deux heures et demie, les six prétendants ont parlé de gouvernance, d'Europe, de crise, des retraites, des banlieues et de santé, s'accrochant parfois à fleuret moucheté notamment sur le thème de l'éducation. A l'instar des deux précédentes confrontations, les candidats ont évité toute invective directe, s'appelant parfois par leurs prénoms et renchérissant, certaines de leurs propositions.

Seul le ton combatif de Martine Aubry et de Ségolène Royal a contrasté avec le silence aimable de François Hollande, qui a comme les fois précédentes, esquivé les attaques, distillé son programme sans avancer de nouvelles propositions.

Un François Hollande se situant au-dessus de la mêlée, qui n'a pas manqué de se projeter au-delà du scrutin des 9 et 16 octobre (dates des deux tours de la primaire socialiste, ndlr) annonçant, s'il était élu, une tournée en Europe "pour préparer notre arrivée en 2012" et rappelant, en tout début d'émission, son ancrage socialiste.