Pour Copé, "l'avenir de l'UMP est en jeu" après les propos de Fillon sur le FN

Le patron du parti commente les déclarations de l'ex-Premier ministre dans "Le Figaro". 

Le président de l\'UMP, Jean-François Copé, lors d\'un meeting au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), le 8 septembre 2013. 
Le président de l'UMP, Jean-François Copé, lors d'un meeting au Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais), le 8 septembre 2013.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Le ton est donné. "L'avenir de l'UMP est en jeu si on la laisse dériver vers l'extrême droite", s'alarme Jean-François Copé dans un entretien au Figaro, lundi 16 septembre, après les propos de François Fillon sur le Front national. A plusieurs reprises, l'ancien Premier ministre a fait savoir qu'il ne voulait plus "entendre parler" de "ni-ni" face à un duel PS-FN aux élections municipales. Il remet ainsi en cause la ligne officielle de l'UMP : ni front républicain ni vote FN au second tour.

Pour Jean-François Copé, la situation est "grave". "Je pense à nos candidats aux municipales: la banalisation du vote FN peut être ravageuse pour eux, alors qu'à l'inverse, si on refuse les compromissions tout en ne lâchant rien sur la droite décomplexée, on gagnera", a-t-il ajouté.

Dimanche, c'est Alain Juppé qui a tiré la sonnette d'alarme sur son blog, estimant "incompréhensible" la position de l'ancien Premier ministre. D'autres cadres de l'UMP se sont inquiétés pour l'avenir du parti. "Les déclarations de François Fillon divisent et affaiblissent l'UMP", a déploré Xavier Bertrand, dimanche, dans le "12-13 Dimanche", sur France 3. Vendredi, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a décrété l'état d'"alerte rouge",  sur Twitter. "C'est notre pacte fondateur qui est en cause", a-t-il écrit.