Législative dans le Doubs : l'UMP appelle à ne voter ni pour le PS, ni pour le FN

Le texte a été adopté de justesse, contre l'avis de Nicolas Sarkozy, qui défendait une autre ligne : celle de voter soit socialiste, soit blanc, soit de s'abstenir.

Le député UMP Bruno Le Maire arrive au siège du parti pour le bureau politique, le 3 février 2015, à Paris.
Le député UMP Bruno Le Maire arrive au siège du parti pour le bureau politique, le 3 février 2015, à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Le "ni-ni", ni Front national, ni front républicain, l'a emporté. Après 2h30 de débat, le bureau politique de l'UMP a adopté officiellement, mardi 3 février, la position du parti pour le second tour de la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs. Après l'élimination de son candidat au premier tour, le parti appelle ses électeurs à ne voter ni pour le candidat PS, ni pour le candidat FN.

La ligne Sarkozy n'a pas été suivie

Cette position a été adoptée contre l'avis de Nicolas Sarkozy. La motion du "ni-ni" a été adoptée par 22 voix contre 19 pour le texte du président de l'UMP, qui appelait les électeurs de la 4e circonscription du Doubs à "voter soit socialiste, soit blanc" ou "à s'abstenir". Une position qu'il avait présentée mardi matin devant les députés UMP.

"Nicolas Sarkozy a été courageux. Il a défendu une position qui n'était pas celle qu'il préconisait jusqu'alors (le ni-ni) pour maintenir l'unité du parti en rappelant que l'UMP était l'union de la droite et du centre", position défendue par Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin notamment, a souligné un autre participant.

Un appel à voter blanc ou à s'abstenir

Dans un communiqué publié dans la soirée, l'UMP a donc appelé "tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs à exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s'abstenant", ce qui revient bel et bien au ni-ni défendu depuis 2011 par le parti. L'entourage de Nicolas Sarkozy a précisé à l'AFP que les deux textes étaient présentés par l'ancien chef de l'Etat qui n'a pas participé au vote.

Arrivé en troisième position derrière le FN et le PS, le candidat UMP Charles Demouge n'a obtenu dimanche 1er février que 26,54% des voix. Le second tour opposera le 8 février la frontiste Sophie Montel (32,6%) au socialiste Frédéric Barbier (28,85%).