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Bygmalion, audit, triumvirat... Copé dénonce "les règlements de compte personnels" à l'UMP

L'ancien président du parti commente mercredi, sur Facebook, les révélations parues dans la presse à son sujet, au lendemain d'un bureau politique explosif.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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L'ancien président de l'UMP Jean-François Copé, le 11 juin 2014. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Il a choisi de s'exprimer sur sa page Facebook pour commenter les derniers soubresauts à l'UMP. L'ex-président de l'UMP Jean-François Copé y dénonce, dans un texte publié mercredi 9 juillet, "les règlements de compte personnels [qui] rendent l'UMP inaudible", au lendemain d'un bureau politique qui a permis d'y voir plus clair dans les comptes du parti.

Pour sa première expression depuis son départ effectif de l'UMP à la mi-juin, hormis un tweet de soutien à Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé critique la nouvelle direction. "Au lieu de cet indispensable travail d'opposition et de proposition, ce sont hélas des souhaits de vengeance et des rancœurs personnelles qui semblent d'abord être à l'esprit de certains membres de l'UMP, au point de désespérer les Français et de faire douter, je le sais, nos militants".

En cause, les multiples révélations dans la presse, les dernières concernant le train de vie menée à l'UMP sous la présidence de Jean-François Copé : 24 000 euros de billets d'avions payés par le parti à Nadia Copé, l'épouse du député-maire de Meaux, des factures de téléphone astronomiques pour l'eurodéputée Rachida Dati, etc. Ces révélations, semble suggérer en filigrane Jean-François Copé, viennent de ceux "qui passent le plus clair de leur temps à salir l'UMP".

"La situation de notre parti est viable"

Au lendemain de la divulgation des conclusions d'un audit, qui a révélé une dette de 74 millions d'euros, l'élu se décerne un satisfecit. Il estime que ce document "va dans le sens de ce que je répète depuis des mois : la situation de l'UMP est certes difficile du fait de la campagne de 2012 (...), mais ce que cet audit confirme surtout, c'est que la situation de notre parti est tout à fait viable, à condition de poursuivre vigoureusement les actions de redressement que j'avais initiées".

"Il appartiendra à la justice de déterminer avec sérénité et précision la réalité des dépenses de campagne assumées par l'UMP. Je lui fais entièrement confiance, assure-t-il aussi, au sujet de l'affaire Bygmalion, qui lui a coûté sa présidence et entraîné l'ouverture d'une information judiciaire. Nos militants et les Français, englués dans le chômage et la peur du lendemain, méritent autre chose que le spectacle de la rancœur et de la division."

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