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Retraites : une réforme "anti-jeunes" pour la CGT, "pas acceptable" pour le Medef

Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi soir de quoi la réforme des retraites sera faite. Elle prévoit notamment un allongement de la durée de cotisation à 43 ans en 2035. Voici les principales réactions du monde syndical et politique.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (WITT/SIPA Autre)

Ce mardi, Jean-Marc Ayrault a dévoilé ses arbitrages
pour la réforme des retraites
. Les syndicats estiment que la réforme proposée est "mauvaise". La gauche du PS "n'accepte " pas l'allongement de la durée de cotisation à 43 ans, et l'UMP, par la voix d'Eric Woerth affirme que ces annonces sont "pitoyables ".

►►► A LIRE | Les
principales annonces de Jean-Marc Ayrault sur la réforme des retraites
 

"C'est une réforme anti-jeunes" (CGT)

Parmi les premières réactions, celle de la CGT qui estime
ne "pas avoir été entendue ", et maintient la manifestation du 10
septembre. "Le
Premier ministre a essuyé d'un revers de main les propositions de la CGT
",
a affirmé Eric Aubin, secrétaire confédéral.

Sur France Info , Eric
Lafon, le secrétaire national chargé des retraites pour la CGT, a déclaré que
cette réforme ne pensait "pas aux jeunes ". Il a estimé que les "jeunes
allaient être victimes de la triple peine : être obligés de faire des
études pour accéder à des métiers intéressants, travailler plus longtemps et toucher
des pensions plus faible
".

"Nous ne pouvons
pas accepter" 43 ans de cotisation (Marie-Noëlle Lienemann, gauche du PS)

Marie-Noëlle Lienemann,
l'une des animatrices de l'aile gauche du PS, a affirmé mardi que "nous ne
pouvons (pas) accepter
" les 43 annuités de cotisation en 2035 prévues par
la réforme des retraites présentée par Jean-Marc Ayrault.

"Si des décisions
positives sont prévues comme une véritable prise en compte de la pénibilité, du
temps de travail des jeunes apprentis ou en contrats aidés, et de la situation
des femmes en particulier celles qui travaillent à temps partiel, la décision
de rallonger la durée de cotisations après 2020 va faire peser de graves
risques de baisse des retraites de nos concitoyens
", écrit-elle dans un
communiqué.

"C'est une réforme
de droite" (Front de gauche)

Pour Eric Coquerel,
représentant du Front de gauche, "c'est une triste journée pour les
salariés et pour tous ceux qui ont voulu battre Sarkozy il y a un an
". Il
estime que Jean-Marc Ayrault a "validé la réforme " de l'ancien
président. Cette réforme est "mauvaise " selon lui car elle va "accroître
le chômage
", notamment celui des jeunes.

"C'est un exercice
d'une grande lâcheté politique" (Eric Woerth, UMP)

Sur France Info , Eric
Woerth, ancien ministre chargé des retraites dans le gouvernement précédent, a
estimé que ces décisions étaient "pitoyables ". Pour lui, Jean-Marc
Ayrault n'a pas annoncé une réforme des retraites, mais une "augmentation
massive des charges sociales
".

Il aurait fallu, comme l'avait
fait l'UMP, rappelle Eric Woerth, "aller sur les fondamentaux d'un
système de retraite et l'adapter au fur et à mesure des accidents de conjoncture
et des difficultés. On a besoin de courage et ce n'est pas du tout ce qu'a fait
M. Ayrault
".

"C'est le gouvernement du renoncement" (FN)

Cette réforme, selon Louis Alliot, vice-président du Front national, ne fait que "prolonger l'agonie du malade mais on ne s'attaque pas au dur, c'est à dire à faire des économies ". Les secteurs les plus enclinà faire des économies pour Louis Alliot étant, "la fraude sociale, l'immigration et l'Europe ".

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