Le Front de gauche ne votera pas la confiance au gouvernement Valls

Plusieurs députés de l'aile gauche du PS menacent de faire de même.

André Chassaigne, député communiste et président du groupe Front de gauche à l\'Assemblée nationale (Paris), le 16 mai 2013.
André Chassaigne, député communiste et président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale (Paris), le 16 mai 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

L'arrivée de Manuel Valls à Matignon ne plaît pas à la gauche de la gauche. Et elle compte le faire savoir. Les députés du Front de gauche refuseront de voter la confiance au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls, mardi 8 avril, lors de sa déclaration de politique générale. Leur président, le communiste André Chassaigne, l'a annoncé, mardi 1er avril.

Une position plus radicale qu'en 2012, lors du vote de confiance après le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault. Le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) – qui rassemble 15 députés dont des communistes, des membres du Parti de gauche, des ex-PC et des divers gauche d'Outre-mer – s'était alors abstenu.

"La continuité d'une dérive libérale", pour les communistes

"Je n'accorde pas une grande importance au choix du Premier ministre, a assuré André Chassaigne lors de son point de presse. L'important n'est pas dans le casting, il est dans la déclaration politique du président de la République." Or, pour lui, "l'orientation politique n'est pas nouvelle, c'est la continuité d'une dérive libérale". "Bien sûr, nous voterons contre" la confiance, a-t-il déclaré.

Manuel Valls peut en revanche compter sur le soutien des radicaux de gauche (16 élus) et dans une moindre mesure sur celui des écologistes (17 élus). En outre, le groupe PS dispose à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Toutefois, plusieurs députés de l'aile gauche du parti menacent de ne pas accorder leur confiance au nouveau Premier ministre, qu'ils qualifient de "droitier".