Rentrée du PS : "J’attends qu’on en ait fini avec le fait de battre sa coulpe, de raser les murs"

Quelque 400 élus socialistes sont réunis à La Rochelle en séminaire. Olivier Faure peine à rassembler les troupes. François Rebsamen, par exemple, aimerait qu'on valorise le bilan Hollande et que le Premier secrétaire se montre plus "offensif".

François Rebsamen attend qu\'on valorise le bilan Hollande.
François Rebsamen attend qu'on valorise le bilan Hollande. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Olivier Faure continue d’essuyer les critiques de sa famille socialiste à la Rochelle. Attaqué par l’aile gauche pour qui le Premier secrétaire n’est pas assez audible, pas assez socialiste et par la droite, les Hollandais, même si l’ancien président de la République n’est finalement pas venu la Rochelle. Ses soutiens font entendre leur voix à l’instar du maire de Dijon, Francois Rebsamen : "J’attends qu’on en ait fini avec le fait de battre sa coulpe, de raser les murs. Le bilan de Macron qui est en train d’apparaître va rehausser les actions qui ont été menées pendant le quinquennat précédent."

On doit aujourd’hui valoriser ce qu’on a fait de bien. J’attends que le Parti socialiste, son Premier secrétaire surtout, soit plus offensifFrançois Rebsamen, maire PS de Dijonavec franceinfo

Francois Rebsamen a participé hier soir au dîner organisé par Stéphane Le Foll en marge du séminaire.

Pour Olivier Faure, il peut y avoir des combats communs

Le traditionnel folklore de la Rochelle soutient Olivier Faure. Il élude d'ailleurs les attaques personnelles. Ses préoccupations sont ailleurs. "Aujourd’hui, il y a des combats à mener parce que les prochains mois vont être décisifs. Il y a des sujets sur lesquels il peut y avoir des combats communs, affirme le Premier secrétaire du PS. Nous l’avons prouvé sur la question démocratique avec l’affaire Benalla. Nous pouvons le prouver de même sur la question migratoire et sur d’autres questions. Je proposerais que, sur un certain nombre de sujets, nous puissions nous retrouver."

Olivier Faure doit fixer le cap pour les prochains mois et les échéances à venir, notamment les élections européennes. Près de cinq mois après son élection à la tête du Parti socialiste, cet appel au rassemblement des formations de gauche aidera peut-être le Premier secrétaire à renouer les liens avec sa propre famille.