Primaire de la gauche : après la victoire de Benoît Hamon, deux députés PS rejoignent Emmanuel Macron

Les soutiens de Manuel Valls pourraient être tentés de rejoindre Emmanuel Macron, dont la ligne est plus proche des positions de l'ancien Premier ministre que de celles de Benoît Hamon. Deux députés ont déjà franchi le pas, au soir du second tour.

Emmanuel Macron, le 14 janvier 2017, à Lille (Nord). 
Emmanuel Macron, le 14 janvier 2017, à Lille (Nord).  (GUILLAUME SEVIN / AFP)

Benoît Hamon veut "rassembler les socialistes", mais la mission s'annonce difficile. Quelques heures après l'annonce de sa victoire au second tour de la primaire de la gauche, dimanche 29 janvier, deux élus socialistes ont annoncé qu'ils rejoignaient les rangs d'Emmanuel Macron.

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"Impossible d'apporter mon soutien au vainqueur"

"Malgré ma loyauté sans faille au Parti socialiste, auquel j'appartiens depuis 24 ans, il m'est, en conscience, impossible d'apporter mon soutien au vainqueur de la primaire", a écrit le député du Cantal Alain Calmette dans un communiqué.

Le député du Maine-et-Loire Marc Goua refuse lui aussi de soutenir Benoît Hamon. Dans les pages du Courrier de l'Ouestil s'en prend aux frondeurs auxquels appartient le champion de la primaire : "Il y a un clivage avec ceux qui pendant les cinq dernières années ont saboté ce mandat. Moi, je n'étais pas toujours d'accord avec le gouvernement mais par discipline, j'ai voté toutes les lois. (...) Je confirme que je vais voter Macron."

Des députés "tentés par l'hypothèse Macron"

Ces deux ralliements sont-ils des cas isolés ? Benoît Hamon doit-il craindre une hémorragie au sein du PS ? Certains soutiens de Manuel Valls pourraient être tentés de rejoindre Emmanuel Macron, dont la ligne est plus proche des positions de l'ancien Premier ministre que de celles de Benoît Hamon.

Selon le vallsiste Philippe Doucet, interrogé par l'AFP, la moitié des députés réformateurs pourraient "être tentés par l'hypothèse Macron"Les élus du Pôle des réformateurs ont d'ailleurs prévu de se retrouver mardi matin et d'examiner un texte préparé par le député Gilles Savary, un autre proche de Manuel Valls.