Pour Valls, une majorité de Roms n'a pas "vocation" à rester en France

Le ministre de l'Intérieur a également affirmé sur France Inter que "ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres". 

Le ministre de l\'Intérieur, Manuel Valls, à Paris, le 23 août 2013. 
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à Paris, le 23 août 2013.  (CHARLES PLATIAU / REUTERS)

"Il faut dire la vérité aux Français." Manuel Valls considère que seule une minorité de Roms veut s'intégrer en France, et que les autres ont "vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie". Le ministre de l'Intérieur l'a fait savoir mardi 24 septembre sur France Inter.

"C'est illusoire de penser qu'on règlera le problème des populations Roms à travers uniquement l'insertion", a-t-il déclaré. "Il y a évidemment des solutions d'intégration (...) avec des villages d'intégration, (...) mais il faut trouver des communes qui peuvent accueillir ces villages d'insertion et de toute façon, ils ne concernent que quelques familles." 

"Des modes de vie extrêmement différents des nôtres"

Interrogé sur la volonté d'intégration des Roms, Manuel Valls répond : "Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation" avec les populations locales. Selon le ministre, il n'y a "pas d'autre solution que de démanteler ces campements progressivement et de reconduire [ces populations] à la frontière".

"Pour cela, poursuit Manuel Valls, il faut que l'Union européenne, avec les autorités bulgares et roumaines, puisse faire en sorte que ces populations soient d'abord insérées dans leur pays." D'après le locataire de la place Beauvau, "cela passe aussi par la fin de cette aide au retour qui a créé un véritable appel d'air. Nous y avons mis fin, et je constate aujourd'hui que les populations d'origine rom ne viennent plus en France, parce qu'elles savent parfaitement aujourd'hui qu'il y a une politique particulièrement ferme, républicaine, respectueuse des personnes, mais particulièrement ferme".