Notre-Dame-des-Landes : quel avenir pour la ZAD ?

Après l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), se pose désormais la question de l'avenir de la ZAD. Ceux qui l'occupent souhaitent y rester et y créer un nouveau Larzac. 

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Il y a quatre ans, Willem s'est vu confier une ferme par un ancien agriculteur, exproprié. Depuis deux ans, il produit tous les mois 3000 litres de lait au milieu de la ZAD et il entend bien continuer. Comme lui aujourd'hui, les Zadistes exploitent illégalement près de 600 hectares de terres agricoles. Quel avenir pour ces exploitations ? À Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), un modèle est souvent cité en exemple : le Larzac. 

Des terres gérées collectivement ?

Il y a 37 ans, après dix ans de combat, le projet de camp militaire est abandonné. Les agriculteurs créent une société civile pour gérer collectivement les terres louées par l'État. Mais L'idée ne fait pas l'unanimité. Thierry Drouet possède 15 hectares de terres dans la ZAD, et il ne veut pas copier le modèle du Larzac. "On n'est pas à la même époque, la mentalité des gens est différente. Beaucoup de gens confondent le collectif et le collectivisme". Pour le moment, cette solution n'a pas été évoquée par l'État, les négociations sur l'avenir de la ZAD pourraient durer plusieurs mois.

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Un agriculteur à La Vache rit, une ferme située sur la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018.
Un agriculteur à La Vache rit, une ferme située sur la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 17 janvier 2018. (LOIC VENANCE / AFP)