Notre-Dame-des-Landes : le nouvel aéroport entraînerait 12% d'émissions de CO2 en plus

Selon des experts consultés lors de la médiation sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, une "ligne de transports en commun" pour la desserte du nouveau site est à envisager, en cas d'acceptation du projet, "sinon les émissions seront pires".

Des opposants au projet d\'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 10 novembre 2016.
Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 10 novembre 2016. (DAMIEN MEYER / AFP)

Les médiateurs remettent leur rapport sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) au Premier ministre Edouard Philippe à 11h30 mercredi 13 décembre. Ils se sont appuyés sur plusieurs expertises, dont l'évaluation, pour la première fois, de l'impact climatique de la construction.

Le nouvel aéroport émettrait 12% de CO2 de plus que l'agrandissement de l'aéroport de Nantes-Atlantique, selon les documents consultés par franceinfo.

Les experts mettent l'accent sur la nécessité d'une ligne de transports en commun

Les experts mettent l'accent sur la nécessité d'une ligne de transports en commun, tel un tram-train, pour desservir Notre-Dame-des-Landes. Sinon les émissions seront pires, prévoient-ils, car les 2 000 salariés de l'aéroport devraient prendre leur voiture pour aller travailler au nord du département alors que la plupart résident au sud.

Cette expertise n'est qu'un aspect du rapport des médiateurs, qui doit synthétiser les avantages et les inconvénients des deux options.