Notre-Dame-des-Landes : des peines de 4 mois avec sursis à un an ferme

Quatre hommes ont été condamnés à Nantes (Loire-Atlantique), mardi 1er avril, pour des dégradations et des violences commises lors de la manifestation nantaise du 22 février contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Loïc Bourgeois, avocat de l\'un des quatre militants condamnés à Nantes (Loire-Atlantique), mardi 1er avril, pour avoir commis des violences durant la manifestation contre le projet d\'aéroport de notre-Dame-des-Landes, le 22 février. 
Loïc Bourgeois, avocat de l'un des quatre militants condamnés à Nantes (Loire-Atlantique), mardi 1er avril, pour avoir commis des violences durant la manifestation contre le projet d'aéroport de notre-Dame-des-Landes, le 22 février.  (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Quatre hommes ont été condamnés à Nantes (Loire-Atlantique) à des peines de quatre mois de prison avec sursis à un an ferme, mardi 1er avril, pour des dégradations et des violences commises lors de la manifestation nantaise du 22 février contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont été jugés en comparution immédiate après avoir été interpellés la veille. 

Un an fermer pour des jets de projectiles sur des policiers

L'un des prévenus a écopé d'un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de projectiles sur des policiers, sans ITT (interruption temporaire de travail), et pour "fabrication d'engin explosif artisanal", en l'occurrence des canettes fumigènes.

Deux autres jeunes hommes, âgés de 20 à 30 ans, ont été condamnés sans mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Nantes, à des peines de quatre mois de prison ferme et deux mois de prison ferme. Ils étaient poursuivis, l'un pour dégradations et vols en récidive commis dans les locaux des transports en commun de Nantes, et l'autre pour des jets de pierres sur des policiers.

Le quatrième prévenu, âgé de 53 ans, poursuivi pour violences sur des policiers sans ITT, a écopé de quatre mois de prison avec sursis.

Trois autres personnes convoquées par la justice 

Au total, sept personnes interpellées lundi à Nantes ont été convoquées devant la justice. Deux mineurs seront déférés devant le juge des enfants pour des faits de violences sur les forces de l'ordre -- des jets de bouteille et de pavés -- et dégradations d'un local Vinci, le groupe concessionnaire du futur aéroport.

Accusé d'avoir jeté des pétards contre les forces de l'ordre, le dernier individu comparaîtra plus tard devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences.

La manifestation anti-aéroport avait rassemblé, le 22 février à Nantes, entre 20 000 et 60 000 personnes, avant de dégénérer. Une dizaine de policiers et gendarmes avaient été blessés et hospitalisés, selon la préfecture, et 14 personnes avaient été interpellées. Cinq personnes avaient déjà été condamnées fin février, peu après la manifestation.