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Quatorze interpellation à Nantes après des incidents lors de la manifestation contre les "violences policières"

Près de 20 autres rassemblements étaient prévus samedi en France dans le cadre d'une "journée nationale de lutte contre les violences policières".

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Des manifestants contre les "violences policières et judiciaires" à Nantes (Loire-Atlantique), samedi 22 novemvre 2014. (GEORGES GOBET / AFP)

La situation se calme à Nantes où s'est déroulé une manifestation non-autorisée des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Samedi 22 novembre, ils ont défilé contre les "violences policières et judiciaires", près d'un mois après la mort de l'écologiste Rémi Fraisse, tué le 26 octobre dans le Tarn, par une grenade offensive.

Selon la préfecture, cité par l'AFP, la police a procédé à 14 interpellations.

Des heurts aux abords de la préfecture

Selon un journaliste de France 3 sur place, plus tôt dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour repousser les manifestants et des groupes de casseurs, lesquels ont jeté des projectiles en direction de la préfecture. 

Environ deux heures après le début du rassemblement, quelque 1 200 manifestants, selon la préfecture de Loire-Atlantique, se sont retrouvés bloqués par les forces de l'ordre devant la préfecture, en témoignent ces photos collectées par France 3 Pays-de-la-Loire.

Dans la ville, un très important dispositif policier avait été déployé, trois semaines après une manifestation qui s'est soldée par plusieurs blessés du côté des forces de l'ordre comme des manifestants, et une vingtaine d'interpellations. 

Des appels à la non-violence

La maire socialiste de NantesJohanna Rolland, avait dès vendredi demandé au préfet "de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher tout débordement et toute dégradation". Les élus écologistes nantais, opposés au projet d'aéroport, n'ont pas appelé à manifester, estimant que "les conditions d'un déroulement paisible ne semblaient pas réunies".

FRANCE 3

Face à ces craintes, des militants anti-aéroport avaient appelé à se vêtir en blanc pour "rendre visible [leur] choix de la non-violence". Le début de la marche s'était ainsi déroulé dans le calme.

Des manifestants dans les rues de Nantes, samedi 22 novembre 2014.  (CHRISTOPHE HILARY / FRANCE 3)

Avec l'intention de "dénoncer la répression" qui a suivi la manifestation du 22 février, dans laquelle trois manifestants y avaient perdu l'usage d'un œil, les organisateurs ont par ailleurs demandé aux participants de mener une action non-violente : soit déposer des lettres "d'auto-dénonciation" au procureur de la République en "solidarité avec les personnes condamnées" à de la prison ferme.

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