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Comptes de campagne : Taubira répond à Sarkozy

L'ancien président de la République avait dénoncé une "situation inédite" sous la Ve République, après l'invalidation de ses comptes de campagne 2012 par le Conseil constitutionnel.

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Nicolas Sarkozy, le 16 avril 2013 à Neuilly (Hauts-de-Seine). (ALEXIS REAU / SIPA)

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, se dit "surprise" par les "accusations de partialité" portées par Nicolas Sarkozy contre le Conseil constitutionnel. Cette contestation "contribue à l'affaissement de l'Etat de droit", estime-t-elle dans un communiqué publié vendredi 5 juillet. L'ancien président avait critiqué dans la matinée le rejet de ses comptes de campagne par les Sages, dans un message posté sur son profil Facebook.

Selon la ministre, "la contestation des décisions du Conseil constitutionnel participe d'une défiance à l'encontre de nos institutions, privilège délétère réservé aux puissants, qui subissent moins que les citoyens ordinaires les effets de [l']affaiblissement de nos institutions". "Aussi désagréable que soit une décision", son acceptation "réclame un effort de dignité au nom de l'intérêt général", recommande Christiane Taubira. Elle rappelle que son propre gouvernement "s'est incliné" devant toutes les réserves et censures des Sages depuis un an. 

Nicolas Sarkozy est sorti de silence

Nicolas Sarkozy, qui a démissionné du Conseil constitutionnel pour pouvoir retrouver sa liberté de parole, avait regretté jeudi sur son profil Facebook que "le premier parti d’opposition de France qui a contribué à rassembler il y un an près d’un Français sur deux ne bénéficiera d’aucun remboursement public". 

"Un principe nouveau a donc été mis en œuvre : pour un dépassement, que nous avons contesté, de 400 000 euros soit 2,1 % du compte de campagne, s’applique une sanction de 100%, soit 11 millions d’euros", écrit l'ancien candidat, alors même que les règles du jeu précisent clairement que le remboursement de 50% n'est accordé que si les comptes sont approuvés. Ses dépenses ont été épinglées notamment, parce que certains meetings du président auraient dû, selon les Sages, être comptabilisés comme des déplacements du candidat. 

Nicolas Sarkozy estime que cette "situation inédite sous la Ve République met en péril la formation qui doit préparer l’alternance tellement nécessaire au socialisme". Il en appelle, "au-delà de la seule UMP", à "tous ceux qui sont attachés au pluralisme". "Je dois assumer mes responsabilités en m’engageant pour la garantie d’une expression démocratique libre dans notre pays", poursuit l'ancien candidat,  Il conclut : "Je vous demande de m’aider en vous mobilisant, comme je vais le faire, à cette fin." L'ancien président sera présent à la réunion extraordinaire du bureau politique de l'UMP, lundi, selon Public Sénat.

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