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Nathalie Kosciusko-Morizet, tête de liste UMP en Essonne, a présenté lundi son plan pour favoriser les transports

"Avec 100 millions d'euros, on peut doubler le nombre de kilomètres parcourus par les bus en grande couronne" a-t-elle indiqué lors d'un café politique à Evry.De son côté, Chantal Jouanno, tête de liste UMP à Paris, a proposé la mise en place d'un péage urbain, une idée qualifiée de "véritable apartheid urbain" par le Front de gauche.
Article rédigé par France2.fr
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Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, "la chose la plus urgente" est de doubler l'offre de bus en grande couronne. (F3 NPDCP)

"Avec 100 millions d'euros, on peut doubler le nombre de kilomètres parcourus par les bus en grande couronne" a-t-elle indiqué lors d'un café politique à Evry.

De son côté, Chantal Jouanno, tête de liste UMP à Paris, a proposé la mise en place d'un péage urbain, une idée qualifiée de "véritable apartheid urbain" par le Front de gauche.

"Une fois de plus, sous couvert d'écologie, la droite entend pénaliser les usagers. Une telle mesure constituerait une discrimination manifeste vis-à-vis des habitants de banlieue qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour se rendre au travail faute de transports collectifs adaptés", écrit dans un communiqué Pierre Laurent, tête de liste Front de gauche en Ile-de-France qui estime "regrettable que Daniel Cohn-Bendit ait repris à son compte cette proposition".

Interrogé sur Canal Plus; le leader d'Europe Ecologie (EE) s'est en effet déclaré "tout à fait d'accord" avec cette proposition. "Il faut développer les transports en commun (...) et que les gens quand ils veulent rentrer à Paris prennent ces transports en commun", "si vous ne faites pas cela, vous ne circulez pas" dans la capitale, a argué l'eurodéputé alors que Cécile Duflot, tête de liste EE en Ile-de-France a jugé que le péage urbain était aujourd'hui, "une mauvaise question" et "une mauvaise réponse".

Le Front de gauche se prononce pour "un développement sans précédent de l'offre de transports collectifs" par un "investissement massif". Il propose notamment la mise en oeuvre d'un "Pass Unigo qui permettra d'aller partout en Ile-de-France au tarif de la zone 1-2", la création de 250 nouvelles lignes de bus et l'aménagement de deux nouvelles rocades ferrées.

Un objectif qui va dans le sens des engagements des élus UMP d'Ile-de-France. "Le budget bus du Stif (Syndicat des Transports d'Ile-de-France) pour la région est de 400 millions d'euros. Si on ajoute 100 millions d'euros, on peut doubler le nombre de kilomètres parcourus", a précisé à l'AFP François Durovray, numéro 4 sur la liste UMP dans l'Essonne, et conseiller municipal de Montgeron (Essonne).

"Si on veut diminuer le temps de parcours, il s'agit du moyen le plus facile et le moins coûteux. Cela concerne les quatre départements de la grande couronne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise, ndlr), sur les zones qui ne sont pas gérées par la RATP, mais par des transporteurs privés", a-t-il ajouté.

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