Emploi fictif à l'Assemblée : deux ans de prison avec sursis pour l'ex-ministre socialiste Philippe Martin

Son ex-épouse Joëlle Martin a été condamnée à six mois de sursis probatoire pour complicité et recel de détournements de fonds publics.

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Philippe Martin, le président du conseil départemental du Gers, le 11 février 2019 lors d'une conférence de presse à Auch.  (MAXPPP)

Il était poursuivi pour avoir rémunéré son ex-épouse pour un emploi fictif d'assistante parlementaire entre 2002 et 2013. L'actuel président PS du conseil départemental du Gers et ancien ministre de François Hollande, Philippe Martin, a été condamné mardi 4 janvier à Paris à deux ans de prison avec sursis pour détournement de fonds publics.

Solidairement avec son ex-épouse Joëlle Martin, condamnée à six mois de sursis probatoire pour complicité et recel de détournements de fonds publics, l'ex-député du Gers devra rembourser les 238 000 euros qu'elle avait perçus au total à l'Assemblée nationale, partie civile.

"Aucune trace matérielle" de travail

Tous les deux ont été déclarés inéligibles pour trois ans et devront payer respectivement 70 000 et 30 000 euros d'amende.

L'ancien couple n'a pu fournir "aucune trace matérielle" de travail de Joëlle Martin qui n'avait "aucun matériel mis à sa disposition" ni "aucun contact avec les autres assistants qui n'étaient pas au courant" de son emploi, a souligné le procureur financier Sébastien de La Touanne lors de leur comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) devant la 32e chambre du tribunal judiciaire de Paris.

Ils ont gardé une "discrétion totale sur cette embauche", a-t-il ajouté. Philippe Martin avait ainsi omis de la déclarer à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

"Je suis d'accord pour reconnaître les faits"

Philippe Martin, 68 ans, devra également rembourser 194 000 euros à l'Assemblée nationale pour avoir rémunéré, avec l'argent du Palais Bourbon, une femme qui travaillait pour le PS d'Auch entre 2005 et 2012.

"Je suis d'accord pour reconnaître les faits et accepter les peines proposées", a déclaré l'ancien ministre de l'Ecologie de juillet 2013 à mars 2014 et ancien président de l'Agence française pour la biodiversité.

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