Soutien du Parti Communiste à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle : "L'option la plus raisonnable"

Le parti communiste doit débattre d'un éventuel soutien en 2017 en Jean-Luc Mélenchon, samedi 5 novembre. Pour Ian Brossat, maire adjoint communiste à la mairie de Paris, cette option est "la plus raisonnable" pour l'élection présidentielle.

Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris en charge du Logement en 2014
Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris en charge du Logement en 2014 (JOEL SAGET / AFP)

La conférence nationale du Parti Communiste Français (PCF)  qui se tient à Paris, samedi 5 novembre, doit débattre d'un éventuel soutien à Jean-Luc Mélenchon. La veille, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s'est dit favorable à un soutien au Parti de Gauche pour l'élection présidentielle. Ce sont les adhérents du PCF qui se prononceront fin novembre sur la question.

L'appui qui serait apporté à Jean-Luc Mélenchon "est l'option la plus raisonnable", a estimé vendredi 4 novembre Ian Brossat, le maire adjoint communiste à la mairie de Paris, sur franceinfo. "La gauche est dans une situation de grande division. Travailler avec Jean-Luc Mélenchon est peut-être la solution pour beaucoup de gens à gauche qui sont désespérés et qui souhaitent une voie qui nous permette de changer de politique."

Des désaccords persistants

Des désaccords ont pu exister avec le leader du Front de gauche, Ian Brossat ne le nie pas. "Il y a encore des sujets de désaccord, ajoute-t-il, ce qui a changé c'est la situation dramatique de la gauche. Il ne faut pas rajouter de la division à la division. Il faut faire le choix du rassemblement."

L'élu parisien précise que ce soutien n'est pas opportuniste. "La question est de savoir si la gauche sera à même d'être au second tour de l'élection présidentielle."

Selon lui, une alliance avec Jean-Luc Mélenchon permettrait d'élargir le champ de la gauche pour 2017 et ainsi éviter un scénario dans lequel la droite serait confrontée à l'extrême droite. Ian Brossat espère à présent que l'élu du Front de Gauche "fera le choix [...] de la main tendue".