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Manuel Valls : "Nous devons donner une autre image de l’islam"

Une première réunion des composantes du culte musulman se tient lundi à Paris autour du ministre de l'Intérieur. En ouverture, le Premier ministre a engagé les participants à changer "l’image de l’islam" qui suscite "curiosité et inquiétudes".
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Radio France
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 (Le Premier ministre, Manuel Valls, a appelé les représentants du culte musulman à "donner une autre image de l'islam" © NOSSANT/ROBERT/SIPA)

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, réunit lundi un premier forum de dialogue avec le culte musulman. Cette instance, au-delà du Conseil français du culte musulman (CFCM), sera régulièrement consultée par le gouvernement. Sa création avait été annoncée après les attentats de janvier 2014. Le Premier ministre s'est exprimé lundi matin avant les débats et devant les représentants des composantes du culte musulman réunis autour d’une même table.  Manuel Valls a dessiné les contours des discussions à venir, en souhaitant "des prolongements dans les mois et les années à venir" .

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Changer l'image de l'islam

Manuel Valls en relevant "l’incroyable diversité de l’islam en France" a évoqué "la liberté de conscience qui a pour corollaire la liberté de culte" et dénoncé les attaques contre ces libertés.

"Les propos et les actes antimusulmans, antisémites et antichrétiens n’ont pas leur place dans la République."

Quel est l’objectif prioritaire de l’instance réunie pour la première fois ? Le chef du gouvernement souhaite visiblement un travail de communication avec le point de vue de toutes les composantes de l’islam. Le visage de l’islam aujourd’hui, suscitant "curiosité et intérêt mais aussi des inquiétudes ", a déclaré Manuel Valls.

Le Premier ministre a défendu la laïcité qui permet de "faire vivre ensemble" . Il a aussi aussi appelé les représentants du forum à dialoguer à nommer l’ennemi, en évoquant l’extrémisme radical.

"Les discours de haine, l'antisémitisme qui se cache derrière l'antisionisme et la haine d'Israël, les prédications funestes, les imams autoproclamés qui dans nos quartiers, nos prisons, font l'apologie de la violence, du terrorisme, qui participent de cette entreprise criminelle, qui font partir des centaines de jeunes au djihad".

Par ailleurs, Manuel Valls a donné plusieurs pistes de discussions à venir en évoquant "les belles mosquées" de France et la question centrale du financement.

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