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Présidence des Républicains : qui sont les quatre candidats en lice ?

Maël de Calan, Florence Portelli, Daniel Fasquelle et Laurent Wauquiez ont déposé leurs parrainages mercredi soir. Ce dernier est toujours le grandissime favori.

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Quatre candidats, Laurent Wauquiez, Maël de Calan, Florence Portelli et Danielle Fasquelle, sont en lice pour la présidence du parti Les Républicains. (BERTRAND GUAY / AFP)

Ils étaient six à la fin de l'été ; ils ne seront que quatre sur la ligne de départ après les abandons de Julien Aubert et Laurence Sailliet. Les candidats à la présidence du parti Les Républicains devaient déposer, mercredi 11 octobre avant 20 heures, leurs parrainages. Les signatures de 2 347 adhérents au minimum (soit le centième du nombre total d'adhérents à jour de cotisation) étaient requises, ainsi que celles de 13 parlementaires au moins (5% des députés nationaux, européens et sénateurs LR).

Les Républicains : à la recherche d’un nouveau chef
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Franceinfo vous présente les quatre élus qui ont gagné le droit de concourir, sous réserve de la validation de leurs parrainages par la Haute Autorité du parti.

Laurent Wauquiez, le grandissime favori

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, le 30 septembre 2017. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Sa ligne politique : "Il faut que la droite soit vraiment de droite", expliquait-il en septembre dans les colonnes du Figaro. Comme Nicolas Sarkozy, dont il revendique l'héritage, Laurent Wauquiez se situe à la droite du parti, avec une ligne identitaire et conservatrice.

Ses soutiens : l'ancien ministre revendique le soutien de "plus de 20 500 adhérents et de 135 parlementaires", dont Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, les anciens ministres Eric Ciotti, Rachida Dati, Eric Woerth ou Virginie Calmels.

Son parcours : président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien ministre et ancien député de Haute-Loire.

Adulé par les militants mais abhorré par les élus modérés du parti, Laurent Wauquiez, 42 ans, est le grand favori de cette élection prévue les 10 et 17 décembre. La victoire ne devrait pas lui échapper, mais le président de la région vise un score écrasant. De cette "élection de la refondation (...) il ne faut pas qu'en sorte un score étriqué qui ne donnerait aucune légitimité et ouvrirait la voie aux divisions", affirme le vice-président de LR dans sa profession de foi.

Maël de Calan, le juppéiste

Le candidat à la présidence des Républicains, Maël de Calan, le 30 mai 2017 à Morlaix (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)

Sa ligne politique : proche d'Alain Juppé, il estime défendre "les idées qui seules pourront ramener la droite au pouvoir", face à la ligne "clivante et contestataire de Wauquiez et Portelli". Il milite pour "une droite ouverte et équilibrée".

Ses soutiens : le candidat revendique "plus de 3 000 adhérents et 22 parlementaires", dont le député européen Arnaud Danjean et les anciens ministres Hervé Gaymard et Catherine Vautrin.

Son parcours : conseiller départemental du Finistère, ancien porte-parole d'Alain Juppé.

Plus jeune candidat en lice, Maël de Calan, 36 ans, revendique une "filiation juppéiste très prononcée". "Nous sommes l'alternative à Wauquiez", explique-t-il mercredi au Point. "Il n'y a que deux lignes dans cette élection : d'un côté la ligne d'une droite clivante et contestataire que porte Laurent et dans laquelle se reconnaissent les autres candidats, de l'autre celle d'une droite ouverte et crédible que je porte avec un collectif de jeunes élus", poursuit-il.

Florence Portelli, la filloniste

La candidate à la présidence des Républicains, Florence Portelli, le 2 septembre 2017 à La Baule (Loire-Atlantique). (LOIC VENANCE / AFP)

Sa ligne politique : plus qu'une ligne, Florence Portelli a mis en avant une pratique politique. "Je veux redonner aux militants la place qui devrait être la leur dans ce parti", expliquait-elle au Figaro fin août, avant de dénoncer dans L'Obs un parti "trop vertical", "recroquevillé sur les vieilles figures".

Ses soutiens : elle revendique le soutien de "plus de 5 000 adhérents" et celui de "16 parlementaires".

Son parcours : maire de Taverny (Val d'Oise), ancienne porte-parole de François Fillon.

Seule femme en lice, Florence Portelli, âgée de 39 ans, affiche sa détermination. "J'ai le cuir épais et la colonne vertébrale solide. Aucun défi ne me fait peur", assure-t-elle dans sa profession de foi. "Je ne suis pas de ceux qui quittent le navire en pleine tempête", glisse-t-elle également, en rappelant qu'elle était restée aux côtés de Fillon, aux prises avec ses ennuis judiciaires, et avec François Baroin, qui conduisait une campagne des législatives que la droite savait perdues.

Daniel Fasquelle, l'ancien trésorier du parti

Le candidat à la présidence des Républicains, Daniel Fasquelle, le 27 août 2017 au Touquet (Pas-de-Calais). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Sa ligne : Daniel Fasquelle promet de "redresser le parti" et veut "rassembler toutes les droites", comme il l'expliquait dans Le Parisien fin août.

Ses soutiens : le candidat revendique le parrainage de "plus de 2 500 adhérents et plus de vingt parlementaires", dont le député Pierre-Henri Dumont.

Son parcours : député du Pas-de-Calais, ancien maire du Touquet.

Trésorier du parti et ex-sarkozyste, Daniel Fasquelle, 54 ans dit vouloir protéger son camp des ambitions présidentielles de Laurent Wauquiez. "Le parti ne doit pas être une écurie présidentielle, ce n'est pas l'urgence du moment. Il faut d'abord reconstruire la droite, et cela prendra du temps", expliquait-il au Parisien. Il projette de consacrer deux ans et demi à cette tâche et remettre son mandat de cinq ans en jeu à cette date.

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