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Comptes de campagne d'Emmanuel Macron : "La Commission semble complètement dépassée" et "n'est plus à la hauteur des enjeux", selon Anticor

Christophe Picard, président de l’association Anticor, a estimé, jeudi sur franceinfo, que les avantages dont a bénéficié le candidat Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle "aurait dû logiquement provoquer le rejet du compte de campagne".

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Radio France
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Jean-Christophe Picard, président de l’association Anticor, le 27 août 2017, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

Les ristournes dont a bénéficié le candidat Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, révélées par la cellule investigation de franceinfo, jeudi 7 juin, "aurait dû logiquement provoquer le rejet du compte de campagne", a estimé Jean-Christophe Picard, sur franceinfo. Le président de l’association Anticor a précisé que "cela aurait privé le candidat du remboursement de l'État, mais ne l'aurait pas rendu inéligible".

Je suis très étonné que la Commission nationale des comptes de campagne n'ait pas tiqué, parce que cela ressemble vraiment à des dons interdits de personnes morales.

Jean-Christophe Picard

à franceinfo

"La Commission semble complètement dépassée", a considéré Jean-Christophe Picard. Le président d'Anticor est également revenu sur l'affaire Bygmalion où la Commission des comptes de campagne "n'avait pas détecté l'ampleur du dépassement". Pour lui, elle "n'est plus à la hauteur des enjeux".

"Il faut vraiment réglementer ce qui se passe dans les campagnes électorales parce que c'est ce qui permet d'avoir ensuite les élus", a jugé Jean-Christophe Picard, car "lors de la dernière présidentielle, il y a eu plusieurs comptes de campagne qui posent problème".

"Les comptes de Jean-Luc Mélenchon font l'objet d'une enquête pénale, je n'imagine pas qu'après ces révélations, les comptes d'Emmanuel Macron ne fassent pas eux-aussi l'objet d'une enquête pénale", a réagi Eric Alte, jeudi sur franceinfo. Le magistrat et vice-président de l'association Anticor a insisté en expliquant que "si on a une commission qui ne travaille pas bien, qui n'a peut-être pas les moyens de bien travailler, c'est le juge pénal qui passe, et ça nous invite à réfléchir sur l'architecture du contrôle des comptes de campagne".

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