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La contestée réforme territoriale arrive à l'Assemblée

L'Assemblée nationale s'attelle ce mardi à un exercice quasi-impossible : dessiner une carte consensuelle des régions de France.
Article rédigé par Louise Bodet
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
  (La seule modification du projet de carte des régions © IDE)

L'objectif de cette réforme voulue par François Hollande : économiser douze milliards à dix ou quinze ans grâce à des régions moins nombreuses, 14 contre 22 actuellement. La discussion a débuté au Sénat, mais elle a tourné court, à cause d'un front anti-réforme hétéroclite allant des communistes à l'UMP. Les députés ont donc désormais la main et les débats s'annoncent passionnés.

 

C'est donc l'histoire d'une réforme qui, quoi qu'il arrive, fera une majorité de mécontents. Le texte arrive à l'Assemblée avec une seule modification : le mariage du Limousin à l'Aquitaine, plutôt qu'à la nouvelle région Centre-Poitou-Charentes. La règle du jeu, en revanche, est inchangée : on peut marier des régions, mais pas question de les démembrer, les départements ne pourront pas quitter une région pour une autre avant 2016.

 

Gomme et crayons en main, les députés vont rivaliser d'inventivité  à coup d'arguments géographiques, économiques, historiques ou culturels et l'affaire s'annonce compliquée. D'ores et déjà le Nord-Pas-de-Calais ne veut pas se marier à la Picardie qui ne veut pas de la Champagne- Ardennes qui se verrait bien avec la Lorraine.

A l'Ouest, ça ne se présente pas mieux. La Bretagne ne veut pas entendre parler des Pays-de-la-Loire, mais réclame pour elle la Loire-Atlantique. Le Poitou-Charentes veut être rattaché à l'Aquitaine, qui convoite la région Midi-Pyrénées. Bref, les amendements vont pleuvoir. Vote prévu le 23 juillet avant une seconde lecture à l'automne.

  (Le projet actualisé de la carte des régions © IDE)
 

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