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La CGT a officiellement pris position contre Nicolas Sarkozy

La centrale syndicale historiquement proche du Parti communiste français s’est fendu d’un communiqué en forme de réquisitoire contre la politique de Nicolas Sarkozy. Mais la CGT n'appelle à voter en faveur de personne spécifiquement.
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Des syndicalistes manifestent à Lyon le 29 février contre les plans d'austérité européens (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

La centrale syndicale historiquement proche du Parti communiste français s'est fendu d'un communiqué en forme de réquisitoire contre la politique de Nicolas Sarkozy. Mais la CGT n'appelle à voter en faveur de personne spécifiquement.

Historiquement proche du PCF mais souvent officiellement neutre dans les élections présidentielles, la CGT a livré, mardi 13 mars, un communiqué adopté à l'unanimité par la Commission exécutive confédérale.

Intitulé "Changer de politique, conquérir la justice sociale", cette prise de position contre le président-candidat Nicolas Sarkozy répond aux attaques dont les syndicats s'estiment victimes depuis le début du quinquennat.

"Sa réélection ouvrirait une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux"

"J'ai appris que les vrais blocages ne viennent pas du peuple français, ils viennent de certains syndicats, de certaines organisations, de certains corps intermédiaires (...) qui ont intérêt à l'immobilisme, au conservatisme", disait Nicolas Sarkozy le 11 mars.

En retour, la CGT, qui "ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation", appelle à "un changement de politique pour conquérir la justice sociale". "Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux".

Dans ce texte, la centrale dirigée par Bernard Thibault réaffirme ses "dix exigences pour sortir de la crise" dont une revalorisation des salaires et le SMIC à 1700 €, la suppression de l'exonération fiscale des heures supplémentaires ou encore "une réforme de la fiscalité en profondeur" et l'éradication des paradis fiscaux.

Proximité entre Nicolas Sarkozy et "les exigences du Medef"

Après avoir rappelé ces principes, la CGT égrène ses reproches envers le président-candidat de l'UMP, qui "a érigé le pouvoir personnel en méthode de gouvernement", sans pour autant prendre officiellement position pour un autre candidat.

"Derrière ses discours sur la moralisation du capitalisme ou la revalorisation du travail, l'essentiel de son action a consisté à favoriser les actionnaires et les plus riches", écrit la centrale syndicale avant de revenir sur "le passage en force" de la réforme des retraites, l'austérité européenne gravée dans un nouveau traité ou encore la proximité entre le projet de Nicolas Sarkozy et "les exigences du Medef".

Et de conclure : "L'élection présidentielle doit créer un nouveau contexte plus favorable aux revendications et au progrès social."

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