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Jacques Chirac est renvoyé en procès dans l'enquête sur des emplois présumés fictifs à la Ville de Paris

Ces postes concernaient le RPR, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête, confirmant une information du Monde.fr.Le juge d'instruction Jacques Gazeaux du tribunal de Nanterre a signifié lundi ce renvoi en correctionnel aux avocats de l'ancien chef de l'Etat (1995-2002), selon cette même source.
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Jacques Chirac (AFP / PHOTO JEAN-PIERRE MULLER)

Ces postes concernaient le RPR, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête, confirmant une information du Monde.fr.

Le juge d'instruction Jacques Gazeaux du tribunal de Nanterre a signifié lundi ce renvoi en correctionnel aux avocats de l'ancien chef de l'Etat (1995-2002), selon cette même source.

Ce dossier pourrait le cas échéant être joint à la procédure parisienne qui sera jugée au printemps.

Dans le volet instruit à Nanterre, Jacques Chirac avait été mis en examen en décembre 2009 en sa qualité de président du RPR, pour "prise illégale d'intérêts" pour sept emplois présumés fictifs à la mairie de Paris confiés à des permanents du RPR d'octobre 1990 à novembre 1994.

Le parquet de Nanterre avait requis début octobre un non-lieu en faveur de Jacques Chirac.

Jacques Chirac a toujours nié avoir eu connaissance d'une quelconque rémunération de complaisance de permanents du RPR. Ses avocats, Maîtres Jean Veil et Georges Kiejman, n'ont pu être joints par l'AFP.

Dans cette affaire, plusieurs condamnations avaient été prononcées en 2004, notamment à l'encontre de l'ancien premier ministre Alain Juppé, qui cumulait les fonctions de secrétaire général du RPR et adjoint aux Finances lorsque M. Chirac était maire de Paris (1977-1995).

Le cas de M. Chirac avait été disjoint dans l'attente de la fin de son mandat présidentiel.

Le volet parisien de l'affaire
Jacques Chirac a déjà été renvoyé en procès dans le volet parisien pour "détournements de fonds publics" et "abus de confiance". Le procès doit se tenir devant le tribunal correctionnel de Paris du 7 mars au 8 avril.

Cette affaire, qui implique neuf autres prévenus, porte sur 21 emplois présumés de complaisance, rétribués sur fonds publics entre octobre 1992 et mai 1995.

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