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"Si d'ici trois à six mois, la situation ne s'est pas inversée, ce sera foutu", aurait confié Manuel Valls

Le Premier ministre aurait tenu ces propos en petit comité à la veille d'un deuxième vote de confiance à l'Assemblée en cinq mois, rapporte "Le Monde". Une confidence qu'il a démentie dans la foulée.

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France Télévisions
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Le Premier ministre Manuel Valls, à Meaux (Seine-et-Marne), le 12 septembre 2014. (MARTIN BUREAU / AFP)

Alors que Manuel Valls doit solliciter un deuxième vote de confiance à l'Assemblée nationale en cinq mois, il ne cache pas son inquiétude pour le gouvernement. "Si d'ici trois à six mois, la situation ne s'est pas inversée, ce sera foutu", aurait-il confié à ses proches, selon Le Monde (article payant) du lundi 15 septembre. Le Premier ministre n'avait, jusqu'alors, donné aucun calendrier sur les résultats de la politique de l'exécutif. Des propos aussitôt démentis par le chef du gouvernement. "Mais vous vous rendez compte que de (tels) propos sont considérés comme sérieux ?", a-t-il déclaré à un journaliste de l'AFP.

"Je suis là pour tenir, dans un dialogue permanent avec la majorité et le Parlement, pour tenir parce que le pays a besoin que l'exécutif tienne, assume ses responsabilités, assume l'autorité. Vous pensez un seul moment que je pourrais quitter les fonctions qui sont les miennes ? Non, au contraire, il faut sortir de cette ambiance délétère, entretenue par des rumeurs, des titres de presse qui sont totalement infondés", a-t-il poursuivi.

Et d'asséner : "Je ne fonctionne pas avec le petit calcul, je suis là pour tenir, la mission que le Président de la République et la majorité m'ont confiée: préparer le pays à l'avenir, lutter contre le chômage, répondre aux inquiétudes aux craintes aux peurs de nos compatriotes. Donc ma mission, dans la durée, je l'accomplirai jusqu'au bout, chacun peut en être bien certain."

"Je fais le pari de l'intelligence"

Si Matignon reconnaît un vote "difficile", le Premier ministre devrait bien bénéficier mardi soir d'une majorité pour continuer à gouverner. Mais Manuel Valls n'exclut pas de recourir, si nécessaire, au "49.3", qui permet au gouvernement de faire passer un texte sans amendement, à la seule condition d'avoir engagé sa responsabilité et de ne pas être battu par une motion de censure. "Pour l'instant, je fais le pari de l'intelligence collective, je ne pars pas avec en tête l'idée du 49.3, mais l'outil existe", indique-t-il.

Depuis 2008, cette arme parlementaire est limitée aux textes budgétaires (Etat et Sécurité Sociale) ainsi qu'un seul autre texte par session.

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