Le gouvernement présente jeudi le label "cités éducatives" dans les quartiers populaires

Ce label doit permettre plus d'accompagnement après les cours et des moyens supplémentaires, notamment contre le décrochage scolaire et pour l'aide aux devoirs.

Le ministre de l\'Éducation Jean-Michel Blanquer, le 24 avril 2019.
Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, le 24 avril 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les ministres de la Ville et de l'Éducation nationale présentent jeudi 2 mai un nouveau label contre les difficultés scolaires et les inégalités dans les quartiers défavorisés. Via les "cités éducatives", 100 millions d'euros seront mis sur la table de 2020 à 2022.  

Au total, 80 communes ou quartiers ont été identifiés et sont éligibles. Les villes concernées - notamment en banlieue parisienne, à Lille, au Havre, Rennes, Nantes, Angoulême, Pau, Toulouse, Montpellier, Nîmes, Marseille, Grenoble, Saint-Étienne, Lyon, Montbéliard, Strasbourg, Dijon ou Orléans - doivent maintenant se porter candidates et présenter un projet.  

Ce nouveau label doit répondre à trois objectifs principaux : "Conforter le rôle de l'école, organiser la continuité éducative et ouvrir le champ des possibles", explique un communiqué de présentation. Autrement dit, coordonner toutes les mesures qui existent déjà, mettre en relation les acteurs des quartiers populaires pour "accompagner au mieux chaque parcours éducatif individuel, depuis la petite enfance jusqu'à l'insertion professionnelle".  

"L'école ne peut pas tout toute seule"

Concrètement, cela passera par plus d'accompagnement après les cours et des moyens supplémentaires pour lutter contre le décrochage scolaire, l'aide aux devoirs mais aussi pour les clubs sportifs et les associations culturelles. "L'école ne peut pas tout toute seule", détaille Vincent Lena, coordonnateur national des cités éducatives, à franceinfo. "Mais un club sportif, un éducateur de rue non plus. Par contre, s'ils travaillent ensemble, peut-être qu'ils s'apercevront que ce jeune a des potentiels et des possibilités de ce développer que l'un ou l'autre n'avait pas vu. Un enfant, ce n'est pas seulement un élève, il est aussi dans sa famille, dans la rue et on a besoin de plus de continuité éducative quand l'école ferme ses portes."  

Le label "cités éducatives" s'inscrit dans le cadre des mesures prises par le ministère de l'Éducation nationale et de la jeunesse comme la scolarisation obligatoire dès 3 ans, le dédoublement des classes, les petits déjeuners à l'école.   Le projet est né d'une expérimentation, à Grigny (Essonne) en 2017.