Mea culpa de Gérald Darmanin sur le mariage pour tous : "Les remords tardifs c'est bien, mais on s'en fout", juge Denis Quinqueton

Il y a dix ans, Gérald Darmanin s'était opposé contre le mariage pour tous.
Article rédigé par France Info - avec France Inter
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Le ministre de l'Intérieur Gerald Darmanin, à l'Assemblée nationale, à Paris le 5 avril 2023. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

"Les remords tardifs, c'est bien, mais on s'en fout", réagit vendredi sur France Inter Denis Quinqueton, co-directeur de l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès, après le mea culpa de Gérald Darmanin sur le mariage pour tous. Dans le journal La Voix du Nord, le ministre de l'Intérieur dit regretter ses propos tenus il y a dix ans contre la loi Taubira et affirme s'être "trompé" en s'y opposant.

Un mea culpa qui arrive trop tard pour Denis Quinqueton. Sur France Inter, ce militant LGBTI+ rappelle que celui qui était alors député UMP s'était "positionné de manière très démagogique contre" l'ouverture du mariage aux couples de même sexe. Pour Denis Quinqueton, cette opposition était aussi en lien avec les élections municipales de 2014, à l'issue desquelles Gérald Darmanin est devenu maire de Tourcoing. "Pour glaner quelques voix, il a jeté en pâture les personnes LGBT et les familles homoparentales qui existaient déjà".

"Un affichage cruel"

Le co-directeur de l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès assure que si beaucoup de maires ont assuré à l'époque qu'ils refuseraient d'appliquer la loi, "très peu l'ont fait". "C'était de l'affichage qui a produit un effet délétère, un affichage cruel", dénonce-t-il. Denis Quinqueton se souvient de cette période pendant laquelle les opposants à la loi Taubira ont lancé de nombreuses "invectives" : "On nous promettait les pires choses, une déliquescence de la société, de la pédocriminalité ; ça a été très pénible et violent", déplore le militant LGBTI+. Il affirme qu'à l'époque "SOS Homophobie avait noté une hausse de 78% des agressions LGBTphobes".

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