DIRECT. Affaires Fillon : "Quoi qu'il arrive, je ne serai jamais un plan B", avertit Alain Juppé

François Fillon se dit prêt à se battre contre les accusations. Pourtant, un député des Républicains en appelle à Alain Juppé pour "prendre le relais". 

Le candidat des Républicains François Fillon rend visite à Alain Juppé, à Bordeaux (Gironde), le 25 janvier 2017.
Le candidat des Républicains François Fillon rend visite à Alain Juppé, à Bordeaux (Gironde), le 25 janvier 2017. (GEORGES GOBET / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Alain Juppé ferme la porte à un éventuel remplacement de François Fillon comme candidat à l'élection présidentielle. "Quoi qu'il arrive, je ne serai jamais un plan B", a déclaré le maire de Bordeaux, mercredi 1er février. "J'ai dit la semaine dernière ce que je pensais et je n'ai pas varié", a-t-il poursuivi. Cette déclaration intervient au lendemain de nouvelles révélations du Canard enchaîné sur la rémunération de son épouse Penelope, mais aussi de deux de ses enfants, comme assistants parlementaires. Le député des Républicains Philippe Gosselin, soutien d'Alain Juppé pendant la primaire de la droite, avait lancé un appel au maire de Bordeaux "pour qu'il réfléchisse à la possibilité de prendre le relais de François Fillon". Mais le candidat reste ferme : "Je serai candidat à la présidentielle", a-t-il déclaré, mercredi après-midi. 

Un autre élu lâche publiquement Fillon. Le député du Rhône Georges Fenech estime que la situation du candidat de la droite à la présidentielle est "très compromise". "Je pense que le résultat des primaires est aujourd'hui caduc face à cet événement imprévisible", a-t-il déclaré lundi au micro de franceinfo. 

Fillon parle d'un "coup d'Etat institutionnel". Lors d'une réunion des parlementaires Les Républicains à son QG de campagne, à Paris, François Fillon a assuré qu'il était victime d'un "coup d'Etat institutionnel de la gauche". "On a quinze jours à tenir, dans quinze jours on aura le résultat", a-t-il lancé, estimant que l'on remettait en cause "la crédibilité de [sa] candidature". Dans la foulée, il a annulé un déplacement au Liban et en Irak pour "rester au contact de ses troupes et des Français", annonce son entourage à franceinfo. 

Son suppléant interrogé. Marc Joulaud a précisé mercredi aux enquêteurs "la fonction occupée par Penelope Fillon à ses côtés", ont déclaré ses avocats à la fin de son audition.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FILLON

00h00 : INFO "ENVOYE SPECIAL". Dans une vidéo datée de mai 2007, Penelope Fillon affirmait n'avoir "jamais été l'assistante de [son] mari".

21h24 : Juppé a raison : faire campagne sur le thème "c'est pas moi, c'est l'autre"... pas viable.

21h23 : C'est sûr remplaçons un présumé innocent par un condamné pour des emplois fictifs... Ça s'est Beaucoup mieux on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas... J'espère que cette affaire fasse pssschit...

21h23 : Juppé a raison. Il ne doit pas être considéré comme un plan B. C'est un grand homme politique et un très bon maire de Bordeaux (me semble t-il) mais il n'a pas été plébiscité par les électeurs de droite. Je pense que cette affaire Fillon a fini de dégoûter les Français de la politique (...)

21h23 : Dans les commentaires, nos lecteurs estiment qu'il vaut effectivement mieux qu'Alain Juppé ne prenne pas la place de François Fillon si celui-ci n'était pas en mesure de se présenter.

21h08 : Réunion avec les députés de l'opposition, défense... France 2 a suivi François Fillon au lendemain des nouvelles révélations du Canard enchaîné.



(FRANCE 2)

20h52 : Le nom du maire de Bordeaux, candidat malheureux à la primaire de la droite, circulait avec insistance pour remplacer François Fillon si celui-ci venait à jeter l'éponge en raison des soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié ses proches. Le député LR Philippe Gosselin avait aujourd'hui appelé Alain Juppé à "se tenir prêt".

20h49 : "Quoi qu'il arrive, je ne serai jamais un plan B", annonce Alain Juppé devant des journalistes à Bordeaux.

20h43 : L'Obs a retrouvé un contrat de travail de Penelope Fillon, signé en 1998 et valable jusqu'en 2002. Ce contrat indique qu'elle était censée travailler à temps plein à la permanence du RPR au Mans. Problème : "plusieurs militants de droite nous expliquent n'avoir aucun souvenir de sa présence à la permanence du parti", écrit le site du magazine.

20h15 : Le maire de Sablé-sur-Sarthe Marc Joulaud avait employé Penelope Fillon en tant qu'assistante parlementaire en 2002. Il a fourni aux enquêteurs tous les éléments "précisant la fonction" de celle-ci, rapportent ses avocats à l'AFP.

20h14 : L'audition de Marc Joulaud, ex-suppléant de François Fillon, est terminée.

19h44 : Le comité politique du parti Les Républicains "réaffirme son plein soutien à François Fillon à l'unanimité", annonce Gérard Larcher devant le siège de la formation politique.

19h43 : "Il ne faut pas céder à la panique. Cette affaire est montée pour tuer François Fillon, et à travers lui la droite et le centre de la présidentielle"

Invité de BFMTV, Eric Woerth invite les députés Les Républicains inquiets à "rester calmes". "Mesurons ça avec beaucoup de sang-froid", indique-t-il.

19h29 : Comme ma collègue Marie-Adélaïde avant moi, @Philippe, je vous rappelle que nous avons bien sûr évoqué les soupçons d'emplois fictifs qui touchent Marine Le Pen. Vous trouverez tous ces articles ici. Quant à Emmanuel Macron, nous avons publié cet article intitulé "Trois questions sur l'affaire des frais de représentation d'Emmanuel Macron". Nous n'avons pas obtenu de nouveaux éléments nous permettant d'y revenir dans un nouvel article. Mais nous le ferons bien sûr, si de nouveaux éléments étaient révélés.

19h28 : Franchement, pourquoi ne pas parler de Marine Le Pen, sommée de rembourser 300 000 euros pour des emplois fictifs, et des forts soupçons liés aux frais de monsieur Macron ?

19h19 : "Il n'y a pas de raison de se poser la question de la caducité de la primaire"

Interrogée par la chaîne BFMTV, la présidente de la Haute Autorité qui avait organisé la primaire de la droite répond au député LR Georges Fenech, qui avait estimé aujourd'hui sur franceinfo que la primaire était "caduque" en raison de l'affaire qui inquiète François Fillon.

19h10 : Vouloir de toujours reprocher la non partialité... Ce n'est pas parce qu'ils disent que telle plage est polluée que ça veut dire que les autres sont immaculées... Cela veut juste dire que aujourd'hui une plage de plus est polluée.. ça n'enlève en rien la pollution des autres...

19h14 : Vous avez raison de préciser en rappelant que le fond du sujet n'est pas d'employer un membre de sa famille et de le payer, mais de le payer pour un emploi fictif... qui plus est payé bien plus que la moyenne avec de l'argent public. Je trouve cela juste scandaleux pour un soi-disant gaulliste, qui ne pouvait imaginer le général de Gaulle mis en examen....

19h14 : Dans l'affaire Fillon, il faut distinguer deux cas. D'une part, l'argent qui provient de l'Etat, soit tout ce qui a été versé par le biais de l'Assemblée nationale à sa femme et à ses enfants. D'autre part, ce qu'elle a "gagné" à La Revue des deux mondes. Dans ce dernier cas, le patron peut faire ce qu'il veut de son argent, même si le tarif de la pige est insultant pour tous les pigistes qui rament. (...)

19h08 : L'affaire Fillon continue de déchaîner les passions dans les commentaires de ce direct. Voici quelques-unes de vos réactions.

18h51 : L'affaire Fillon remplume le Canard. L'hebdomadaire satirique, avec ses nouvelles révélations, avait prévu un boom des ventes en fournissant 391 000 exemplaires aux marchands de journaux de France continentale. Las, de nombreux kiosques sont ce soir en rupture de stock, rapporte l'AFP.

18h23 : Déjà affaibli par "l'affaire Penelope", il pourrait bien être gêné par ses activités de consultant. Il avait créé sa société, 2F Conseil, entre son départ de Matignon en mai 2012 et son retour sur les bancs de l'Assemblée quelques semaines plus tard. Je vous dis tout de cette affaire.

18h05 : François Fillon est dans la tourmente. Certains élus des Républicains prennent leurs distances avec le candidat à la présidentielle, depuis que des accusations d'emplois fictifs pèsent sur son épouse et ses enfants. Je réponds à cinq questions pas si bêtes sur l'affaire qui plombe sa campagne. François et Penelope Fillon, lors d\'un meeting à Paris, le 18 novembre 2016.

17h41 : Pourquoi ne pas citer les nombreux élus de tous bords qui font travailler (ou ont fait) un membre de leur famille où qui ont oeuvré pour leur obtenir un poste. Etes-vous réellement impartial ?

17h41 : C'est extraordinaire, vous oubliez sciemment de parler des assistants parlementaires des socialistes et ils sont nombreux. Comme quoi vous ne pouvez pas nier que vous faites de la désinformation et que vous êtes corrompus.

17h20 : "J'ai choisi d'être candidat à l'élection présidentielle. Et quand on choisit d'être candidat à l'élection présidentielle, on ne vient pas se plaindre ensuite de la violence des attaques. On les accepte comme malheureusement des scories de notre système démocratique et on les affronte."


En dépit de l'appel de certains députés Les Républicains, François Fillon a confirmé son intention d'être candidat à l'élection présidentielle, prêt à se battre "jusqu'au bout" malgré la tourmente liée aux révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse.

17h19 : "Je serai candidat à cette présidentielle", maintient François Fillon depuis le Salon des entrepreneurs.

17h08 : Face aux accusations dont fait l'objet leur candidat, les pro-Fillon ont décidé de contre-attaquer sur les réseaux sociaux. Comment s'organise cette défense, illustrée notamment par l'apparition du mot-dièse #StopChasseàlhomme sur Twitter ? Libération nous explique tout cela.

16h44 : "Transparence", "honnêteté", "vérité"… Depuis qu'il a commencé à utiliser son compte Twitter en 2012, François Fillon n'a cessé d'y marteler son credo : celui du candidat intègre. Mais alors que l'ancien Premier ministre est au cœur d'une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics" et "abus de biens sociaux", certains de ses messages pourraient bien se retourner contre lui. Franceinfo en a listé dix. François Fillon lors d\'un meeting à Versailles (Yvelines), le 10 octobre 2016. (XAVIER POPY / REA)

16h19 : Ça se débine ! La société de l'immédiateté, des réseaux sociaux et des chaînes d'info en continu transforme le peuple, avec ses raccourcis de raisonnement, en censeurs et juges. Oui, Fillon devra peut-être abandonner. Attendons quand même un peu que l'enquête avance... La vérité est rarement compatible avec les jugements hâtifs.

16h17 : Injuste ! Ni Fillon, ni Juppé.

16h17 : Si Juppé doit remplacer Fillon c'est pour appliquer le même programme promis par celui-ci sinon quel est l'intérêt après sa cuisante défaite de la primaire?

16h17 : Monsieur le député Gosselin devrait s'interroger sur son népotisme, et vouloir le remplacer par Juppé un homme condamné dans une fraude sans doute plus grave. Il devrait se remettre en question.

16h17 : Le député juppéiste Philippe Josselin appelle Alain Juppé à "prendre le relais de François Fillon." Cet empressement au sein même du parti Les Républicains à remplacer le candidat de la droite à la présidentielle scandalise certains d'entre vous dans les commentaires.

15h46 : "François Fillon est notre candidat, mais..." Le député Les Républicains Philippe Gosselin, soutien d'Alain Juppé à la primaire, lance "un appel" au maire de Bordeaux. Selon lui, il doit "[réfléchir] à la possibilité de prendre le relais de François Fillon", dans la tourmente après les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse.

15h21 : Ils sont au cœur de l'actualité via les affaires Penelope Fillon et Marine Le Pen : les assistants parlementaires intriguent. A tel point que leur "fiche métier" a connu une spectaculaire hausse des consultations, relève Le Parisien Etudiant, sur Twitter.

15h16 : Le maire de Sablé-sur-Sarthe, Marc Joulaud, est entendu depuis 14h30 dans le cadre de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon. L'élu l'a en effet employée lorsqu'il était député en tant que suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale. Il est entendu à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), près de Paris.

14h57 : Laissons la justice se prononcer avant d'émettre un jugement. C'est pénible cette manie qu'ont certains de condamner avant le procès. C'est comme ça qu'agissent les dictatures.

14h57 : Je suis effaré par les réactions de ceux qui soutiennent Fillon. Ça fait 50 ans que les privilèges et les magouilles politiques et financières sont légions, aussi bien à droite qu'à gauche, et après tous ces gens ne comprennent pas pourquoi les extrêmes font le buzz ? Sont-ils aussi aveugles de leur incurie ?

14h57 : François Fillon ne doit plus être candidat à l'élection présidentielle dans la mesure où il a une telle [affaire] en justice, il est impensable qu'il puisse être président de la République.

14h55 : Monsieur Georges Fenech a très bien parlé.

14h56 : Dans les commentaires, certains d'entre vous partagent l'analyse du député du Rhône. D'autres préfèrent attendre que la justice se prononcent.

14h48 : "Je pense que le résultat des primaires est aujourd'hui caduc face à cet événement imprévisible (...), qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral."

Georges Fenech s'est exprimé sur l'affaire Penelope Fillon sur franceinfo. Pour ce député sarkozyste, la candidature de François Fillon à la présidentielle est "très, très compromise."