Fadela Amara annonce qu'elle votera François Hollande

Fadela Amara, qui fut secrétaire d'Etat à la politique de la Ville sous la présidence de Nicolas Sarkozy, annonce dans une interview à Libération mercredi qu'elle soutient François Hollande.

Fadela Amara
Fadela Amara (THOMAS SAMSON / AFP)

Fadela Amara, qui fut secrétaire d'Etat à la politique de la Ville sous la présidence de Nicolas Sarkozy, annonce dans une interview à Libération mercredi qu'elle soutient François Hollande.

Après Martin Hirsch, qui fut Haut commissaire aux solidarités actives, puis à la jeunesse, c'est un autre membre du gouvernement Fillon qui annonce soutenir le candidat socialiste : Fadela Amara.

L'ex- présidente de l'association "Ni putes ni soumises", secrétaire d'Etat à la politique de la ville de 2007 à 2010, a annoncé mardi 17 avril à Libération : "Je vais voter François Hollande".

"Ancienne militante PS, elle n'a rien négocié", selon le journal. Fadela Amara estime que le candidat socialiste à l'Elysée, qu'elle considère comme "un ami", est "le plus intelligent à gauche".

Amara loue "l'humour" et "l'humanité" de Hollande

Mme Amara, dont le ralliement à Nicolas Sarkozy avait surpris en 2007 alors qu'elle avait été "23 ans au Parti socialiste", ne tarit pas d'éloges pour François Hollande qui "a beaucoup d'humour" et qui est "un humaniste" ce qui la "touche profondément".

"Dans ses meetings ou réunions, dans sa manière de toucher les gens, on retrouve quelque chose qui est de l'ordre d'une humanité portée, affichée et assumée", estime-t-elle.

"Compte tenu de la crise et des difficultés que nous traversons, on a besoin justement à la tête de notre pays d'un homme capable de cette humanité,
non seulement de l'incarner mais aussi de la transmettre et de transmettre cette dynamique au service de notre pays", a-t-elle conclu.

Fadela Amara vient allonger la liste de ralliés au candidat socialiste: après le soutien à M. Hollande affiché lundi par l'ancien Haut-commissaire du
gouvernement Fillon, Martin Hirsch, Corinne Lepage, ancienne ministre d'Alain Juppé en 1995, a à son tour franchi le pas mardi. L'ancien ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, pourrait faire de même.