Réouverture des chasses présidentielles : quand la position d'Emmanuel Macron met la diversité de son camp à l'épreuve

La position d'Emmanuel Macron en faveur d'une réouverture des chasses présidentielles est accueillie diversement dans son camp. Alors que l'ex-PS François Patriat le soutient, l'écologiste François de Rugy se montre plus distant.

François Patriat et François de Rugy sur le plateau de franceinfo.
François Patriat et François de Rugy sur le plateau de franceinfo. (FRANCEINFO)

Emmanuel Macron s'est dit "favorable à la réouverture des chasses présidentielles"qui représentent "la culture française" et un "instrument d'attractivité", lors de l'assemblée générale de la Fédération nationale des chasseurs, le 14 mars à Paris.

Invité à franceinfo samedi 1er avril, François Patriat, ex-PS qui mène campagne au côté du candidat d'En Marche ! à l'élection présidentielle, a répondu aux critiques suscitées par la position d'Emmanuel Macron. Selon le sénateur de Côte-d'Or, les chasses présidentielles n'ont rien d'archaïques ou de monarchiques, au contraire. "Il ne s'agit pas des chasses présidentielles du temps des rois ou même du général de Gaulle, a-t-il précisé. Il s'agit, aujourd'hui, de faire revenir des amis de la France venant du monde entier, qui sont des dignitaires, des diplomates et qui aimeraient découvrir le parc de Chambord."

Interrogé sur ce même sujet vendredi au micro de franceinfo, un autre soutien d'Emmanuel Macron, l'écologiste François de Rugy, s'est montré plus distant. "Ce genre de proposition ne vient pas de moi, c'est clair", a déclaré celui qui voulait faire de la condition animale une des grandes causes du quinquennat.

Pour lui, la proposition est cependant anecdotique. "Je ne pense pas que l'avenir de la France, ni même l'avenir de l'écologie, ni même l'avenir de la biodiversité se joue dans ce genre de proposition", a-t-il balayé. Quand j'ai rencontré Emmanuel Macron pour lui dire que je le soutenais, il ne m'a pas demandé de ne plus être écologiste et de renier mon histoire et mon parcours." Pour l'occasion, François de Rugy s'est dit opposé à ce qu'il appelle "l'anecdotisatisation de la vie politique".