L'Etat condamné pour inaction climatique : ce n'est "pas pour ma pomme", mais pour la période 2015-2018, se dédouane Emmanuel Macron

Le président assure que la condamnation en question visait une période précédant son arrivée à l'Elysée, et qu'il a commencé à mettre les "bouchées doubles" dès son élection en 2017. 

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France Télévisions
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Le président de la République Emmanuel Macron, le 29 août 2022, à Paris.  (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

La condamnation de l'Etat pour inaction climatique, ce n'est "pas pour ma pomme" mais pour la période 2015-2018, s'est dédouané Emmanuel Macron dans une vidéo postée dimanche 13 novembre sur les réseaux sociaux, en défendant son bilan environnemental. Le chef de l'Etat avait promis il y a une semaine de répondre aux questions que lui adresseraient les Français sur le "défi écologique". Ses premières réponses à ces interpellations sont contenues dans une vidéo d'une douzaine de minutes postée sur YouTube.

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Reprenant un argument récurrent de l'opposition de gauche, un internaute anonyme, @Melvak_, lui demande : "Comment peut-on se faire condamner 2 fois pour inaction climatique tout en ayant l'audace de faire croire qu'on peut se justifier sur Twitter ?"

L'Etat sommé par le Conseil d'Etat "d'agir davantage"

"Nous nous sommes fait condamner pour inaction climatique sur la période 2015-2018" quand "la France n'a pas été au rendez-vous des objectifs", lui répond le président Macron, assurant avoir commencé à mettre les "bouchées doubles" dès son élection en 2017. "Vous êtes très sympathique Melvak d'essayer de m'en coller une sur Twitter, mais la condamnation pour inaction climatique c'est plutôt pour la période d'avant, pas pour ma pomme", répond-il, sur le ton offensif et direct qui caractérise toute la vidéo. "Evitons de dire des bêtises et nous accuser mutuellement".

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En juillet dernier, le Conseil d'Etat a néanmoins une nouvelle fois sommé l'Etat "d'agir davantage (...) pour respecter ses engagements contre le réchauffement climatique". Emmanuel Macron, souvent critiqué par les militants écologistes qui jugent son action trop timide et en décalage avec un discours volontariste sur la scène internationale, assure qu'"on n'attend pas la catastrophe". "On est tous inquiets, on voit les conséquences du dérèglement", affirme-t-il, expliquant que "la planification écologique, déclinée secteur par secteur", permettra "dans les prochains mois" de "mettre plus d'argent" et "faire plus de réformes".

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