Présidentielle : Cécile Duflot "n'entend pas rester muette"

Dans une tribune publiée samedi par "Le Monde", l'ancienne ministre écologiste estime que l'écologie "doit être représentée" lors des échéances de 2017. 

Cécile Duflot au palais de l\'Elysée, à Paris, le 15 novembre 2015.
Cécile Duflot au palais de l'Elysée, à Paris, le 15 novembre 2015. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Cécile Duflot sort de son silence. L'ancienne ministre écologiste assure pas vouloir "rester muette" avant les échéances électorales de 2017, au cours desquelles l'écologie "doit", selon elle, "être représentée""Si je veux désormais me tenir à bonne distance du petit monde de l'entre-soi parisien et de la manie de l'hyper commentaire, je n'entends pas rester muette ou immobile dans les temps qui viennent", assure la députée de Paris dans une tribune publiée samedi 7 mai par Le Monde.

Selon l'ancienne ministre (2012-2014), "l'écologie doit être représentée dans le débat qui vient". "Je me battrai pour que notre candidature soit la plus efficace possible, qu'elle rassemble largement, qu'elle agrège des femmes et des hommes issus de traditions diverses mais réunis par la même volonté de transformation de la société", explique Cécile Duflot. L'élue Europe Ecologie-Les Verts, dont le parti traverse une grave crise, regrette "l'incroyable retard pris par notre pays en matière d'écologie", du fait selon elle de "rentiers du système" qui bloquent toute évolution dans le pays.

"C'est un incroyable gâchis"

Cécile Duflot s'en prend à "l'illusion d'une gauche balladurienne, engoncée dans les contours étroits du prétendu cercle de la raison qu'elle partage en colocation idéologique avec la droite libérale""Alors, pardon de l'écrire, mais comment, au regard du gouffre entre les exigences environnementales de la période et l'immobilisme gouvernemental, ne pas désespérer de la triste politique menée par un président de la République que nous avons contribué à faire élire ? C'est un incroyable gâchis", la députée EELV. 

"Nous pouvions faire de ce quinquennat celui du sursaut écologique, c'est aujourd'hui le quinquennat de l'enlisement. Je ne dis pas que rien n'a été fait : je dis que le cap choisi n'est pas le bon, fixé par des cartographes incapables de lire l'inédit du monde", martèle-t-elle.