La demande de remise en liberté de Claude Guéant ne sera pas examinée avant le 19 janvier, annonce son avocat

L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy va probablement passer les fêtes en prison.

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Radio France
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Claude Guéant le 18 octobre 2021, lors de son procès. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La demande de remise en liberté de Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis le 13 décembre dans le cadre d'une condamnation datant de 2017 concernant l'affaire des primes en liquide versées par la Place Beauvau, ne sera pas examinée avant le 19 janvier par un juge, a précisé mardi 21 décembre à franceinfo, son avocat maître Bouchez El-Ghozi confirmant une information d'Europe 1. L'ex-premier flic de France va donc probablement passer les fêtes de fin d'année en prison regrette son avocat, car le juge a indiqué qu'il n'était "pas possible d'examiner cette demande" avant la date du 19 janvier.

Sur franceinfo, dimanche, l'avocat de Claude Guéant, Maître Philippe Bouchez El Ghozi, avait finalement indiqué que son client avait remboursé, jeudi 16 décembre sa dette envers l'État et avait dans la foulée une demande d'aménagement de peine. "Claude Guéant a payé la totalité de sa dette au Trésor public grâce à des prêts qui lui ont été consentis par des proches", avait déclaré l'avocat.

Philippe Bouchez El Ghozi expliquait, le jour de l'incarcération, que son client devait encore "payer une somme de 115 000 euros" et qu'il payait "depuis deux ans 3 000 euros par moi qui sont saisis sur ses retraites d'un montant de 5 500 euros" et affirmait qu'il ne lui restait que 1 600 euros par mois et ne pouvait payer plus.

La justice avait décidé d'incarcérer Claude Guéant, 77 ans, estimant qu'il ne réalisait pas les versements nécessaires pour payer l'amende de 75 000 euros et les dommages et intérêts qu'il s'était vu infliger. Il avait aussi été condamné à deux ans d'emprisonnement, dont un an ferme, mais avait bénéficié d'un aménagement de peine et la purgeait en liberté conditionnelle.

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