Essonne : un pompier blessé par balle lors d'une intervention à Etampes, le ministre de l'Intérieur dénonce des "actes odieux"

Des pompiers, appelés pour éteindre des feux de deux-roues, se sont fait tirer dessus dans la soirée du 14 juillet. L'un d'entre eux a été touché au mollet. Gérald Darmanin a rendu visite mercredi aux collègues du pompier blessé et exprimé son "dégoût" pour ce qu'il a appelé une "agression contre la République" .

Image d\'illustration.
Image d'illustration. (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

Plusieurs pompiers ont été visés par des tirs dans la soirée du mardi 14 juillet à Etampes, en Essonne, et l'un d'entre eux a été blessé, a appris franceinfo de sources concordantes. 

Les pompiers ont été appelés sur place pour éteindre des feux de deux-roues dans le quartier de Guinette et ont été pris à partie dès leur arrivée, vers 23h15. Selon leurs témoignages, ils ont fait l'objet de tirs d'arme à feu. Un pompier a été touché au mollet mais ses jours ne sont pas en danger. Avec ses cinq collègues ils se sont réfugiés dans la gendarmerie la plus proche. Ils sont fortement choqués, ont précisé les pompiers de l'Essonne à franceinfo.

L'arme était de petit calibre, a précisé cette même source. Par la suite, les pompiers de l'Essonne ont été appelés à de multiples reprises pour des feux de poubelles et de voitures, mais, cette fois, ils ont été escortés par des policiers.

"Protéger ceux qui nous protègent"

Le ministre de l'Intérieur a fait part de son "dégoût" pour ce qu'il a appelé une "agression contre la République" et a prévenu que désormais, "chaque fois que des forces de l'ordres seront attaquées, chaque fois qu'un pompier sera agressé, le ministère portera systématiquement plainte".

"Ceux qui agressent les pompiers qui donnent de leur temps, parfois de leur vie, pour sauver les autres, se mettent en dehors de la République", a affirmé Gérald Darmanin mercredi lors de sa visite à Étampes, dans l'Essonne auprès des collègues du pompier blessé par balle.

"Mon travail, c'est de protéger ceux qui nous protègent", a expliqué l'ancien ministre du Budget. "Je suis le premier d'entre eux, et je serai toujours devant eux et pas derrière", a-t-il ajouté.