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Attentats de Paris : Hollande veut prolonger l'état d'urgence trois mois

Devant le Congrès, réuni à Versailles, le président de la République a annoncé que le projet de loi serait à l'Assemblée dès mercredi. Il a également prôné une réforme de la Constitution, et a annoncé des créations d'emploi dans les services de la police et de la justice.
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Radio France
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"La France est en guerre" . Dès le début du discours, le ton est donné. "Les actes commis vendredi soir sont des actes de guerre" . Devant le Congrès, réuni à Versailles, François Hollande a des mots très forts, qui marquent les esprits. "Nous ne sommes pas engagés dans une guerre de civilisation - ces assassins n'en représentent aucune ; nous sommes dans une guerre contre le terrorisme djihadiste" .

Pas question, donc, de fléchir. "La France intensifiera ses opérations en Syrie" , annonce-t-il. Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera, à cette fin, dès jeudi. Car "la Syrie est devenue la plus grande fabrique de terroristes que le monde ait connu" . Mais la France ne peut pas agir seule. Aussi, François Hollande a demandé au Conseil de Sécurité de l'ONU "de se réunir pour adopter une résolution marquant la volonté commune de lutter contre le terrorisme" .

Car le but est de "détruire " Daech, martèle le président de la République. Détruire, et non "contenir ", comme l'a évoqué de son côté le président américain, Barack Obama.

Etat d'urgence pour trois mois

Dans l'immédiat, l'état d'urgence sera prolongé en France. Au-delà de 12 jours, il faut en passer par une loi. "Le Parlement sera saisi dès mercredi" . Et ce n'est pas tout : "la loi du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence prévoit en particulier deux mesures exceptionnelles : l'assignation à résidence et les perquisitions administratives pour prévenir de nouveau actes terroristes. Il sera proposé au parlement d'adopter un régime juridique complet pour chacune de ces dispositions" .

Au-delà, le président de la République a fait siennes ces propositions : la commission Balladur, en 2007, suggérait de modifier l'article 36 de la Constitution, "pour y faire figurer tant l'état de siège que l'état d'urgence" .

Plus d'effectifs

Et pour pouvoir travailler dans la durée, le président de la République a fait ces annonces fortes. 5.000 policiers et gendarmes de plus d'ici deux ans, 2.5000 postes supplémentaires pour la Justice, et "aucune diminution d'effectifs dans la Défense jusqu'en 2019" .

5.000 postes de plus, cela représentera "un total de 10.000 créations durant le quinquennat" , résume François Hollande. "Cet effort permettra de restaurer le potentiel des forces de sécurité intérieure au niveau qu'elles connaissaient en 2007" .

 

Avec quel argent ? "Dans ces circonstances, le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité".

A la fin du discours, les 900 parlementaires ont entonné en choeur La Marseillaise.

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