Le journaliste qui a filmé le "mur des cons" mis à pied pour une semaine

Clément Weill-Raynal, de France 3, avait caché à sa direction qu'il était l'auteur de ces images.

Capture d\'écran de la vidéo montrant le \"mur des cons\" affiché dans les locaux parisiens du Syndicat de la magistrature, publiée le 23 avril 2013 sur le site Atlantico.
Capture d'écran de la vidéo montrant le "mur des cons" affiché dans les locaux parisiens du Syndicat de la magistrature, publiée le 23 avril 2013 sur le site Atlantico. (ATLANTICO)

Le journaliste de France 3 Clément Weill-Raynal, auteur des images du "mur des cons" filmées au Syndicat de la magistrature (SM), a été mis à pied pour une durée de sept jours par la direction de France Télévisions, a-t-il annoncé mardi 11 juin. Sa mise à pied, sans traitement, "prend effet à partir de demain, mercredi 12 juin", précise-t-il, dénonçant "une sanction injuste prise pour des motifs politiques".

Sur ce "mur des cons", figuraient les photos de personnalités en tout genre qui ont tenu des propos considérés comme anti-SM. Il était reproché à Clément Weill-Raynal d'avoir d'abord menti sur l'origine des images de ce mur, qu'il avait pourtant filmées. Après leur diffusion par le site atlantico.fr, il avait convaincu la chaîne de les utiliser et de les commenter lui-même dans le journal télévisé, dissimulant, avant d'avouer, que c'était lui qui les avait captées et transmises à des tiers. 

Sa hiérarchie estime avoir été "trompée"

A la suite de cette affaire, une pétition de soutien au journaliste avait été lancée, rassemblant près de 10 000 signataires, dont celles de nombreuses personnalités de droite. 

La direction de France Télévisions a estimé que Clément Weill-Raynal a "trompé" sa hiérarchie et lui a "menti", et qu'il a enfreint l'accord collectif des journalistes en vigueur à France Télévisions, qui veut que ces derniers "soient irréprochables en matière d'éthique", selon les termes de la lettre envoyée par France Télévisions au journaliste, et dont l'AFP a eu connaissance.